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	<title>Rhin et Danube</title>
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	<description>L&#039;extraordinaire épopée de la Première Armée Française</description>
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		<title>Conclusion et hommage à l&#8217;Armée Française par les Américains</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Oct 2019 13:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>

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		<description><![CDATA[REARMEMENT DE LA FRANCE par les U.S.A en 1943 par le Pdt Roosevelt aux accords d&#8217;Anfa  CONCLUSION et HOMMAGE À L’ARMÉE FRANÇAISE par LES AMÉRICAINS Toutes choses considérées, l’Amérique a reçu une inestimable valeur pour l’argent et l’effort résultant du &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=2135">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>REARMEMENT DE LA FRANCE par les U.S.A en 1943 par le Pdt Roosevelt aux accords d&rsquo;Anfa</strong><strong> </strong></h1>
<p><strong>CONCLUSION et HOMMAGE À L’ARMÉE FRANÇAISE par LES AMÉRICAINS</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Toutes choses considérées, l’Amérique a reçu une inestimable valeur pour l’argent et l’effort résultant du réarmement des Français, une valeur difficile à estimer en termes quantitatifs mais néanmoins réelle. En réalité, l’engagement posa une foule de problèmes déconcertants qui retinrent l’attention d’innombrables personnes. Mais il fut possible aux États-Unis de réduire ses effectifs de combat sur les fronts méditerranéen et européen de huit divisions et dix-neuf escadrilles, peut-être davantage, en considérant que les troupes américaines utilisées au lieu des françaises auraient été relativement moins expérimentées. Alors que les Français déplorent eux-mêmes du début de la campagne de Tunisie à la fin de la guerre en Europe, de pertes estimées, pour les forces de terre seulement, à 23 500 tués et 95 500 blessés au combat.</p>
<p>Sans l’assistance Américaine dans la deuxième Guerre Mondiale, il est improbable que la France ait assumé sa position importante dans l’OTAN et l’Organisation du Traité de l’Europe de l’Ouest, vitales pour la politique américaine. L’insistance américaine pour l’indépendance française pour le choix de ses équipements confirma définitivement sa position.</p>
<p>Le plus important, naturellement, est que l’engagement américain rendit possible à l’armée française de regagner la position honorable qui fut longtemps la sienne, mais momentanément perdue. Ils avaient bien raison ceux, peu nombreux, qui rejoignirent de Gaulle à Londres et ont porté haut le drapeau Français flottant durant les temps sombres qui ont suivi l’armistice de 1940. Mais il fallait un important évènement pour le retour des Français dans le combat commun, ce qui arriva mi-novembre 1942, pour regagner l’estime des Alliés pour le retour parmi les nations démocratiques du monde.</p>
<p>Vue rétrospectivement, la participation Française à l’importante campagne du nord-ouest de l’Afrique et d’Europe montrèrent des changements définitifs. Déjà, le test de la campagne de Tunisie prouva la loyauté et la détermination des Français à se battre. Engagées dans des combats avec des moyens grandement inégaux les troupes Françaises remportèrent des objectifs militaires limités. Mais ils réussirent à gagner la confiance américaine, en surmontant le scepticisme Britannique, et en retrouvant foi en eux-mêmes. Ces gains intangibles, plus que des victoires réelles, justifièrent amplement le très important investissement en matériel et réalisations qui fut fait en leur faveur par les États-Unis.</p>
<p>La campagne d’Italie fut le terrain d’essai pour la capacité des Français à utiliser à fond les armes modernes au combat. Alors, combattant à armes égales, le soldat français démontra rapidement qu’il en avait l’aptitude et, de plus, qu’il pouvait égaler un formidable ennemi. Ces réussites furent telles, en fait, que les Américains furent convaincus que le programme de réarmement, en cours, devait être complété sans délai.</p>
<p>Les campagnes de France et d’Allemagne marquèrent la fin de la période de tests et le début d’une nouvelle phase : <span style="text-decoration: underline;">la renaissance de la France comme puissance militaire</span>. La nouvelle Armée Française, fière de ses équipements, son savoir-faire dans l’usage des armes modernes, et déterminée à donner la pleine mesure dans sa volonté de combattre, a atteint la stature d’une force à part entière et indépendante.</p>
<p>Côte à côte, Américains et Français marchent en avant, avec les autres Alliés, pour recueillir les fruits de la victoire. Côte à côte, aujourd’hui ils sont prêts à défendre le monde libre.</p>
<p><em>Extrait de « Rearming the French » par Marcel Vigneras – University of Michigan<br />
</em>R.M. 07/02/2019</p>
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		<title>Au sujet des témoignages</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 07:50:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Ami lecteur, vous voici arrivé à l&#8217;un des chapitres importants de ce site, sinon le plus important ! En effet, il vous permettra de comprendre d&#8217;abord ce qu&#8217;est un ancien combattant et ensuite l&#8217;état d&#8217;esprit d&#8217;un Rhin et Danube au &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1105">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ami lecteur, vous voici arrivé à l&rsquo;un des chapitres importants de ce site, sinon le plus important !</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, il vous permettra de comprendre d&rsquo;abord ce qu&rsquo;est un ancien combattant et ensuite l&rsquo;état d&rsquo;esprit d&rsquo;un Rhin et Danube au combat.</p>
<p style="text-align: justify;">Un ancien combattant, c&rsquo;est un homme qui a vu devant lui la mort prête à l&rsquo;emmener et qui a sauvé sa vie en faisant les gestes que ses chefs lui avaient appris. Une fois la bataille terminée, il ne sera plus jamais le même homme. Souvent l&rsquo;action de ses camarades de combat l&rsquo;ont sauvé et il s&rsquo;en souviendra toujours en restant fidèle au sein d&rsquo;associations perpétuant le souvenir et les devoirs dûs aux tués et disparus.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment ont-ils accepté l&rsquo;inacceptable ? vous demandez-vous. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;ils avaient une mentalité de vainqueurs, qu&rsquo;ils voulaient libérer la patrie et faire payer l&rsquo;envahisseur. Une de leurs motivations les plus fortes était qu&rsquo;ils se savaient bien commandés, que le général de Lattre allait quotidiennement en première ligne, qu&rsquo;il avait su former des officiers de talent auxquels on pouvait se fier et obéir, et que l&rsquo;armement américain leur permettait de se défendre et d&rsquo;être défendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il n&rsquo;a jamais été ordonné à nos soldats de commettre d&rsquo;actes déhonorants, comme à ces soldats allemands qui, au début de la campagne de Russie, avaient l&rsquo;ordre de tuer tous les Russes sachant bien lire ou de pendre des otages comme à Tulle.</p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire, on leur avait appris que l&rsquo;on ne tirait pas sur un blessé ou sur celui qui se rendait. Dès la frontière allemande franchie, les ordres étaient d&rsquo;être “intransigeants mais justes avec les civils”.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans chacun des témoignages vous trouverez des phrases qui vous prennent à la gorge d&rsquo;émotion :</p>
<ul>
<li>“la neige fondait sous moi et regelait aussitôt”,</li>
<li>L&rsquo;automitrailleuse supposée détruite attendant en vain en territoire ennemi,</li>
<li>les trois documents montrant l&rsquo;âpreté des combats pour la Cité Anna,</li>
<li>le dernier tué, assassiné,</li>
<li>le premier combat du Bataillon Janson de Sailly: 45 tués et une centaine de blessés,</li>
<li>“les blessés ont été déposés en attente sur le bord de l&rsquo;Ill. Dans la nuit, on entend leurs appels angoissés, leurs cris de détresse.”</li>
<li>“Si l&rsquo;on sort du trou, on se fait descendre !!! Tant pis, on risque le coup.” dit un chef de char de 21 ans allant sauver son pilote et son co-pilote du char en flammes,</li>
<li>le gamin de 17 ans qui dit tranquillement :”On nous annonça que nous allions monter à l&rsquo;assaut, à la baïonnette, d&rsquo;une tranchée tenue par l&rsquo;ennemi.”</li>
<li>les ambulancières qui allaient en première ligne, dans 40 cm de neige, au devant des brancardiers.</li>
<li>“Nous ne risquons pas de nous perdre (dans la montagne), notre chemin est tracé dans la neige rougie par le sang des blessés”, etc, etc …</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour tous, le courage, l&rsquo;abnégation, l&rsquo;héroïsme …</p>
<p style="text-align: justify;">Gloire à eux.</p>
<h2><span style="text-decoration: underline;"><em>About the stories</em></span></h2>
<p>Dear reader,</p>
<p style="text-align: justify;">here you come to one of the important chapters of this site, if not the most important! Indeed, it will allow you to understand first what a veteran is and then the spirit of Rhin et Danube in combat.</p>
<p style="text-align: justify;">A veteran is a man who saw death in front of him ready to take him but survived by the actions that his leaders had taught him. Once the battle is over, he will never be the same. Often, the work of his fellow soldiers saved him and he will always remember staying faithful in the bosom of associations perpetuating the memory and duties owed to the dead and the missing. How did they accept the unacceptable, you ask?</p>
<p style="text-align: justify;">First, because they had the mentality of victors, wanted to liberate the homeland and punish the invader. One of their strongest motivations was that they knew they were well led, that general de Lattre was on the front line daily and had managed to train talented officers that could be trusted and obeyed and that U.S. weapons allowed them to defend and be defended. And then we never had ordered our soldiers to commit dishonorable acts, as those German soldiers, who, at the beginning of the Russian campaign had orders to kill all the Russians who knew how to read or to hang hostages in Tulle. On the contrary, he was told not to shoot a wounded or one who had surrendered. Once the German border was crossed, the orders were to be &laquo;&nbsp;uncompromising but fair with the civilians.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">In each of the stories you&rsquo;ll find phrases that deeply move you:</p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;the snow was melting and refreezing under me at once&nbsp;&raquo;,</li>
<li>the supposedly destroyed armored car waiting in vain in enemy territory,</li>
<li>the three documents showing the fierce fighting for Anna city,</li>
<li>the last killed, murdered,</li>
<li>the first battle of Janson de Sailly Battalion: 45 killed and a hundred injured,</li>
<li>&laquo;&nbsp;the wounded were placed on hold on the banks of Ill river. During the night, we heard their anguished calls, their cries of distress.&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;If you leave the hole, you will get shot down! Too bad, we must go&nbsp;&raquo; said a 21 year old tank commander going to rescue the co-pilot and pilot of his car in flames,</li>
<li>the boy of 17 who quietly said: &laquo;&nbsp;we were told to assault with bayonet a trench held by the enemy&nbsp;&raquo;,</li>
<li>the ambulance women going up to the line in 40cm of snow and meeting stretchers.</li>
<li>&laquo;&nbsp;There is no risk of getting lost (in the mountains), our path is traced in the snow, red with the blood of the wounded,&nbsp;&raquo; etc…, etc…</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">For all, the courage, selfdenial, heroism…</p>
<p style="text-align: justify;">Glory to them</p>
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		<title>Fernand GROSS, un Strasbourgeois qui a choisi la liberté après 1941</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Aug 2019 14:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Fernand GROSS, un Strasbourgeois qui a choisi la liberté après 1941 Résumé d’une interview donnée en 2003 par Fernand Gross, strasbourgeois fuyant le nazisme. Fernand Gross est né le 29 novembre 1922 à Strasbourg où il se trouvait lors de &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=2120">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Fernand GROSS, un Strasbourgeois qui a choisi la liberté après 1941</strong></h1>
<p><strong>Résumé d’une interview donnée en 2003 par Fernand Gross, strasbourgeois fuyant le nazisme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fernand Gross est né le 29 novembre 1922 à Strasbourg où il se trouvait lors de l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1941.</p>
<p>Fernand Gross est mobilisé par les allemands en octobre 1941 et envoyé dans un camp de travail avec préparation militaire (arbeitsdienst). Il réussit à guérir de graves ennuis de santé à l’hôpital de Dernbach mais bénéficie d’un report d’incorporation. Il reçoit en octobre 1943 sa feuille de route comme parachutiste de l’armée allemande en Tchécoslovaquie, mais trois jours avant son départ il décide de s’évader avec son ami Ferdinand, par la Lorraine où on leur donne leurs premiers papiers falsifiés. Puis Lunéville, Nancy, Paris, Barbezieux, Bordeaux où la Croix Rouge leur donne le nom d’un « passeur » à Bayonne, ceux qui font passer les Pyrénées. Celui-ci cherchera à livrer le groupe augmenté de deux aviateurs canadien et australien et d’une femme. Sa manœuvre sera déjouée par la circonspection de Fernand qui savait que parmi les « passeurs » se trouvait des héros et des traitres. L’Espagne sera atteinte et grâce à la Croix Rouge, Fernand et Ferdinand arrivent par train à Malaga. Là ils embarquent avec 6 000 évadés, 3 000 sur le « Général Lépine » et 3 000 sur le « Sidi Brahim ». Des sous-marins allemands les attaquent pendant le voyage mais des contre-torpilleurs français et anglais les défendent et ils arrivent à Casablanca.</p>
<p>C’est avec une joie immense que Fernand Gross arrive en Afrique et s’engage comme parachutiste au 1<sup>er</sup> Régiment de Parachutistes ( 1<sup>er</sup> RCP) stationné sur la  Base 209. Son ami Ferdinand le quitte, victime d’un problème cardiaque et s’engage comme interprète. Les deux évadés font émettre par Radio-Londres le message prévu pour leur famille : » Zig et Puce sont arrivés »</p>
<p>Le 1<sup>er</sup> RCP, commandé par le lieutenant-colonel Faure est transféré en avril 1944 en renfort de la campagne d’Italie en Sicile, à Trapani, où Fernand obtient son brevet de parachutiste. En Italie, il combattra uniquement dans la vallée du Mont Cassin où il saute  en parachute avec le groupe franc du régiment ; c’est très  dangereux et très éprouvant car les parachutistes, de nuit, ne voient pas exactement où ils vont se poser. À Rome, il va passer deux mois à partir du 2 juillet 1944.</p>
<p>Dans la seconde quinzaine d’août 1944, le 1<sup>er</sup> RCP est tranféré en France comme régiment de réserve générale de l’Armée « B » (future Première Armée Française) ; ils sautent en parachute sur Chabeuil près de Valence  et remontent la vallée du Rhône. Arrivés dans le nord de la France, le régiment mène une offensive au Mesnil dans les Vosges. Ayant réussi une percée vers Orbey, ils ont dû dormir caché dans la neige en se ménageant un trou pour respirer. Puis combat particulièrement éprouvant dans une forêt des Vosges. Enfin en février 1945, ils participent à la bataille de Colmar en prenant Blotzheim, Ensisheim et Gerstheim où dans ce village ils devaient faire face aux énormes chars « Tigre » allemands.</p>
<p>Des 1 500 soldats partis d’Afrique du Nord avec Monsieur Fernand Gross, 145 soldats seulement étaient présents au régiment après Colmar, leur dernière bataille.<br />
Fernand Gross  est rendu à la vie civile fin mai 1945 ; quand il revint en Alsace, il découvrit l’histoire de son frère qui s’était battu dans l’armée allemande sur le front de l’Est.</p>
<p>******</p>
<p>Après ce résumé, il faut rappeler le sort, peu enviable, de ces provinces frontalières confrontées à une longue germanisation de 1871 à 1918, soit une génération, puis après une accalmie de 23 ans, une seconde germanisation bien plus courte mais encore plus violente de 1941 à 1945. Deux fois dans leur Histoire, ils ont dû choisir entre l’exil et la servitude, c’est-à-dire pour ceux qui étaient mobilisables entre les armées alliées et l’armée allemande. Ils ont fait leur choix selon leurs convictions personnelles, parfois influencés par leurs proches. Les « Rhin et Danube » se souviennent de leur accueil inoubliable dans leurs villages ravagés par la guerre ; ils compatissent à leurs souffrances mais c’est vers ceux qui les ont rejoints que va leur estime.</p>
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		<title>In Memoriam</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Mar 2016 15:58:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[In memoriam]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois concepteurs furent à l’origine de ce site pour la mémoire des 400 000 hommes et femmes soldats de la Première Armée Française en 1944/1945 qui contribua à rendre à la France sa liberté et son rang dans le monde : &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=2069">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Trois concepteurs furent à l’origine de ce site pour la mémoire des 400 000 hommes et femmes soldats de la Première Armée Française en 1944/1945 qui contribua à rendre à la France sa liberté et son rang dans le monde : Noël COURTAIGNE, général René AUVIN, colonel René MASSONNAT. Il fut décidé d’ajouter lors de leurs disparitions successives une notice sur leur action si efficace pour le site que  celui-ci connut rapidement un succès national et international remarquable, qui dure encore. Il fut très émouvant de constater que ce site, approuvé pour la Mémoire par les plus hautes autorités civiles et militaires Françaises, était attendu par les familles de nos tués et disparus.</p>
<p><strong>René MASSONNAT</strong> nous a quittés le 30 mai 2020, à la fin de sa 95<sup>ème</sup> année. Comme secrétaire général chargé de la communication, il fut le principal rédacteur du site.</p>
<div id="attachment_2149" style="width: 207px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2016/03/René-MASSONNAT.jpg" rel="lightbox[2069]"><img class="size-full wp-image-2149" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2016/03/René-MASSONNAT.jpg" alt="Réné MASSONNAT (1924 - 2020)" width="197" height="232" /></a><p class="wp-caption-text">Réné MASSONNAT (1924 &#8211; 2020)</p></div>
<p>Nous avons souvent admiré son opiniâtreté à poursuivre la réalisation de ce projet qui était le but suprême de sa vie et sa volonté de le promouvoir auprès des autorités locales et nationales. René MASSONNAT est né le 19 juin 1924 à Troyes, dans l’Aube. Engagé pour la durée de la guerre en janvier 1945 au Groupe de Transport 500, il participe à la libération de l’Alsace et à la campagne d’Allemagne. Il rengage en juin 1945 pour l’Indochine ; affecté à la 9<sup>ème</sup> DIC (271<sup>ème</sup> Compagnie de Transport) il prend part à la campagne du Sud-Annam. Il est désigné pour suivre les cours de l’École Militaire Inter Armes de Dalat (Sud-Annam) d’où il sort aspirant de réserve. Il est rapatrié et démobilisé le 26 octobre 1947.</p>
<p>Il conserve une importante activité dans la réserve ; il suit en 1974 la 44<sup>ème</sup> session régionale des auditeurs de l’IHEDN à Bordeaux et il est proposé pour tenir d’importantes fonctions au sein du Commandement du Train de la 4<sup>ème</sup> Région Militaire. Parallèlement, il poursuit de 1949 à 1956 une carrière civile orientée vers la logistique pétrolière puis dirige, avec son épouse, une agence « Promotion des ventes et Publicité » de 1958 à 1992. En 1978, son rapport sur la lutte contre les pollutions pétrolières maritimes fait autorité et contribuera à l’amélioration des moyens de lutte en France.</p>
<p>Il reçoit la croix d’officier de l’Ordre National du Mérite en 1979. Promu Colonel, il est admis à l’honorariat de son grade en 1984.<br />
Comme adhérent à l’association Rhin et Danube, René MASSONNAT fut secrétaire du Comité départemental de la Gironde de 1996 à 2002 et secrétaire chargé de la communication à la section du Bassin d’Arcachon de 2010 à 2020.</p>
<p>Nous garderons de lui le souvenir d’un homme au passé militaire élogieux, affable, serviable, très conscient de ses devoirs civiques. Il survivra par ce site auquel il a beaucoup donné et dont son petit-fils Cédric MASSONNAT assumera la continuité.</p>
<h1 style="text-align: center;">◊</h1>
<p><strong>Noël COURTAIGNE </strong>nous a quittés le 18 décembre 2015 à la suite d’une longue et très cruelle maladie. Nous ne l’oublierons pas car nous avons ensemble, et grâce à lui, concrétisé un rêve !</p>
<div id="attachment_2072" style="width: 218px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2016/03/Noël-Courtaigne1.jpg" rel="lightbox[2069]"><img class="size-medium wp-image-2072" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2016/03/Noël-Courtaigne1-208x300.jpg" alt="Noël Courtaigne (1948 - 2015)" width="208" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Noël Courtaigne (1948 &#8211; 2015)</p></div>
<p>Pendant toute l’année 2010 nous avons recherché comment faire revivre le souvenir des Rhin et Danube sans soutien, sans budget ni relations.Et ce fut en janvier 2011 la rencontre miraculeuse avec lui où nous avons compris que la solution était un site. Il donna tout de suite  son accord pour une telle création. Ce fut, pour nous trois, un très important travail de onze mois pour établir un plan, écrire 257 pages, trouver avec autorisation 232 photos pour le site <a href="http://www.rhin-et-danube.fr">www.rhin-et-danube.fr</a>  <em>L’extraordinaire épopée de la Première Armée Française 1944-1945</em>, avec un souci constant d’exactitude<em>. </em>Noël présenta  cette documentation d’une façon si artistique et facile à consulter que ce fut un succès immédiat, inattendu et inespéré. Au moment de son départ, il savait que le but du souvenir était atteint avec 106 428 visiteurs de 130 pays.  Ce sera pour nous une consolation de savoir qu’il a toujours pris un vif plaisir à la réalisation  de ce site ; pour notre fête marquant le 100 000 ème visiteur, il nous écrivait <i>« Je suis fier d’avoir participé à ce travail. »</i></p>
<p>Noël est né le 19 janvier 1948 à Versailles. Il sera diplômé de Philosophie en Sorbonne Toutes ses vacances se passent à Arcachon dans la villa de ses grands-parents. Après une brillante carrière à l’Agence France Presse en France et à l’étranger, il prendra sa retraite à Arcachon en 2010.</p>
<p>C’est toujours avec une profonde émotion et une infinie reconnaissance que nous penserons à lui.</p>
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		<title>Résorption des poches de l’Atlantique</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2016 23:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Les poches de l'Atlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien que non situées dans la zone d’opération de la Première Armée Française, les actions de guerre qui furent menées pour la résorption des poches de l’Atlantique méritent d’être évoquées dans notre site. En effet, elles furent l’œuvre d’unités des &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=2058">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bien que non situées dans la zone d’opération de la Première Armée Française, les actions de guerre qui furent menées pour la résorption des poches de l’Atlantique méritent d’être évoquées dans notre site. En effet, elles furent l’œuvre d’unités des Forces Françaises de l’Intérieur sommairement armées, qui harcelèrent l‘ennemi pendant plus de sept mois, empêchant ses sorties et l’enserrant chaque jour davantage ; le manque de chars et de canons de ces unités nécessita le renfort d’unités alliées ou détachées de la Première Armée Française.</p>
<div id="attachment_2059" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2016/02/poches-atlantique.jpg" rel="lightbox[2058]"><img class="wp-image-2059 size-large" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2016/02/poches-atlantique-1024x830.jpg" alt="Les poches de l'Atlantique" width="640" height="519" /></a><p class="wp-caption-text">Après un bombardement, les Forces Françaises de l’Intérieur se préparent à l’assaut</p></div>
<p>Tandis qu’en août et septembre 1944 le gros des forces allemandes évacuait le sol français, une partie de ces forces (environ 96 000 hommes dotés d’une importante artillerie) se retrancha dans des réduits commandant nos ports de l’Atlantique depuis Dunkerque jusqu’à l’estuaire de la Gironde. Le Gouvernement Provisoire créa, le 14 octobre 1944, les Forces Françaises de l’Ouest sous commandement du général de Larminat.</p>
<p><strong>La poche de Dunkerque, </strong>encerclée par deux bataillons FFI du 110<sup>ème</sup> RI, une brigade blindée tchèque et des unités britanniques fut le théâtre d’une guerre de position marquée par des duels d’artillerie qui se termina le 9 mai 1945 par la reddition de la garnison de 17 000 hommes.</p>
<p><strong>Les poches de Lorient et de Saint-Nazaire </strong>comptaient près de 50 000 allemands répartis par moitié entre les deux forteresses ; encerclées par la 19<sup>ème</sup> DI  FFI à Lorient et par des bataillons FFI et FTP à Saint-Nazaire, leur reddition les 7 et 8 mai 1945 nécessita l’intervention d’unités de la 66<sup>ème</sup> DIUS.</p>
<p><strong>La poche de La Rochelle et de l’île de Ré </strong>contenait environ 18 000 allemands encerclés par des groupements FFI et FTP provenant du Sud-Ouest et du sud de la Loire ; après un certain nombre d’actions de résistance, elle fut l’objet de pourparlers dès septembre 1944 qui aboutirent à un statut quo suivi de plusieurs actions offensives allemandes pour se terminer par une reddition les 8 et 9 mai 1945.</p>
<p><strong>Les poches de Royan, de la Pointe de Grave et de l’île d’0léron </strong>totalisaient environ 11 000 allemands. Elles défendaient l’estuaire de la Gironde donnant accès au port de Bordeaux. Dès septembre 1944 de nombreux groupements FFI ou FTP en provenance du Sud-Ouest bloquèrent ces poches. Leur réduction fit l’objet de violents combats avec l’appui d’une  partie de la 2<sup>ème</sup> DB et d’importantes destructions par bombardements aériens dont celle de la ville de Royan. Les différentes redditions de ces poches s’échelonnèrent du 18 avril au 1er mai 1945.</p>
<p>On peut s’étonner de voir le peu de moyens militaires mis en œuvre pour éradiquer ces poches qui incluaient les bases sous-marines allemandes. Pour comprendre, il faut considérer le contexte stratégique de l’époque ; dès le mois d’octobre 1944, les alliés ont repris le contrôle de toutes les côtes françaises hors ces enclaves neutralisées et les sous-marins allemands ont dû gagner la Norvège ou la Baltique ; en outre, à partir de fin 1944, l’intention du commandement allié fut de réduire la poche de Colmar et de pénétrer le plus loin possible en Allemagne. Dès lors, le front de l’Atlantique était secondaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>﻿Les soldats polonais de la Première Armée Française</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Aug 2015 11:12:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Vétérans]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1939, la communauté polonaise en France se montait à environ 500 000. Ils ont rejoint en masse la Résistance Française et 5 000 y ont perdu la vie * Lors de l’amalgame (voir cet article sur le menu : chapitre « La Poursuite ») &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=2026">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En 1939, la communauté polonaise en France se montait à environ 500 000.</p>
<p>Ils ont rejoint en masse la Résistance Française et 5 000 y ont perdu la vie *</p>
<p>Lors de l’amalgame (voir cet article sur le menu : chapitre « La Poursuite ») réalisé par le Général de Lattre de Tassigny en automne 1944, ils ont constitué  deux Groupement d’Infanterie Polonaise, soit une force de 2 900 soldats, comparable à une brigade d’infanterie de trois bataillons renforcés, avec des officiers polonais. Ces unités eurent leur début d’activité dès Octobre 1944 et participèrent  aux combats de la bataille de Colmar (28 janvier au 9 février 1945) puis à la campagne d’Allemagne. Elles firent  partie des troupes d’occupation.</p>
<div id="attachment_2040" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/08/entree-colmar.jpg" rel="lightbox[2026]"><img class="size-medium wp-image-2040" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/08/entree-colmar-300x200.jpg" alt="Entrée dans Colmar" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Entrée dans Colmar (&lsquo;Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p>En novembre 1945, 1 400 gagnèrent la Pologne où ils constituèrent l’Association des Anciens Soldats de la Première Armée Française &#8211; « Rhin et Danube ».</p>
<p>Cette Association a eu, et a encore de nos jours, une activité intense sous la direction d’une Présidence et d’un Bureau très motivés, à l’échelon national polonais, avec leur site <a href="http://www.renidunaj.pl/">www.renidunaj.pl/</a><strong>  </strong>qui se présente en trois langues : polonais, anglais, français.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter wp-image-2033 size-full" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/08/medaillekrzyz_lotarynski_right.jpg" alt="medaillekrzyz_lotarynski_right" width="130" height="177" /></p>
<div id="attachment_2032" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/08/unnamed.jpg" rel="lightbox[2026]"><img class="size-medium wp-image-2032" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/08/unnamed-300x225.jpg" alt="Colonel Skowron  (le deuxième à partir de la gauche)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Colonel Skowron (le deuxième à partir de la gauche)</p></div>
<p><em>* Le 17 juillet 2015 fut inauguré à DECHY  près de DOUAI le rond-point Jan Skowron &#8211; auquel était présent le héros, Président de Rhin et Danube Pologne, colonel de réserve, venu de Pologne &#8211; avec une stèle rappelant que le 16 juillet 1944, avec son équipe de résistants, ils avaient fait sauter l’antenne radio  du terrain d’aviation allemand de Dechy, près de Douai, rendant ce dernier inopérant alors que les troupes alliées approchaient.</em></p>
<p><em> </em>Illustrations, avec l’autorisation de Jan Skowron :</p>
<ul>
<li>Croix commémorative Rhin et Danube Pologne</li>
<li>Photo du défilé à Colmar</li>
</ul>
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		<title>Brigade à cheval</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Mar 2014 10:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Brigade à cheval]]></category>
		<category><![CDATA[Les armes de la Victoire]]></category>

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		<description><![CDATA[La seconde guerre mondiale semblait avoir sonné le glas des unités de cavalerie à cheval, dont les troupes furent reversées dans l&#8217;Arme Blindée , avec toujours Saumur pour centre vital. “L&#8217;École de cavalerie de Saumur, en temps de paix, est &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1895">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16px;">La seconde guerre mondiale semblait avoir sonné le glas des unités de cavalerie à cheval, dont les troupes furent reversées dans l&rsquo;Arme Blindée , avec toujours Saumur pour centre vital.</span></p>
<p style="text-align: justify;">“L&rsquo;École de cavalerie de Saumur, en temps de paix, est le haut lieu où se forment et se perfectionnent les officiers de cette arme. Ses cadres constituent une élite : plus encore , au sein d&rsquo;une armée qui se démocratise et se mécanise peu à peu, ils maintiennent une aristocratie, peut-être même exercent-ils une sorte d&rsquo;apostolat … il y a aussi les écuyers du Cadre noir, officiers sans commandement, presque comparables dans l&rsquo;armée à ce que sont dans l&rsquo;Église des moines qui exercent leur sacerdoce en dehors des paroisses, à l&rsquo;écart des besoins du siècle. Ils portent un uniforme noir, sur lequel se détache seulement l&rsquo;or des galons et des boutons et le métal brillant des éperons. Ils vivent uniquement pour maintenir et pour perfectionner dans l&rsquo;armée le culte de la cavalerie : leurs cérémonies sont les carrousels au cours desquels ils font évoluer leurs chevaux, sur un rythme d&rsquo;incantation, coupé d&rsquo;élans et de sauts. Dans les couloirs de l&rsquo;École, dans ses manèges, ces hommes en noir font régner une atmosphère mi-monacale, mi-guerrière, comme dans un de ces couvents du Moyen Àge dont les offices s&rsquo;encadraient dans des combats pour refouler les infidèles.”</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: 16px;">Extrait de “Les grands dossiers de l&rsquo;histoire contemporaine”<br />
</span><span style="font-size: 16px;">par Robert Aron.(Librairie Académique Perrin).</span></p>
<div id="attachment_1910" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a title="Les chevaux du Cadre noir (source : catalogue Hermès Automne-Hiver 2013)" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Cadre-Noir.jpg" rel="lightbox[1895]"><img class="size-medium wp-image-1910  " title="Cadre-Noir" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Cadre-Noir-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" /></a><p class="wp-caption-text">Les chevaux du Cadre noir (source : catalogue Hermès Automne-Hiver 2013 &#8211; Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le moteur était roi dans la Première Armée, à l&rsquo;origine “Armée B”, commandée par le général Jean de Lattre de Tassigny, partie du 6th U.S. ARMY GROUP. Cette Armée comptait 3.034 camions, (qui faisaient chaque jour un kilométrage supérieur au tour de la terre !) auxquels il faut ajouter les véhicules de combat blindés, les Jeep, les ambulances, les amphibies, les motos. Pour la totalité de la campagne 237.000 tonnes d&rsquo;essence furent brûlées + 16.500 tonnes de gas-oil et lubrifiants.<br />
(cf les articles ”<a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=194" target="_blank">Véhicules de combat, tactiques</a>&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;<a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1656" target="_blank">Train des Équipages</a>”)</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant nous avons découvert qu&rsquo;il restait dans l&rsquo;armée française un vestige du passé, la brigade à cheval du Colonel Brunot, composée du 5ème régiment de spahis marocains et du 7ème régiment de spahis algériens.<br />
Après recherches, nous avons pu reconstituer son rôle pendant la Campagne de la Première Armée.</p>
<p style="text-align: justify;">Un mot d&rsquo;historique : En 1940, la 1ère Brigade à cheval de Spahis du Colonel Jouffrault avait pris part à de durs combats. Elle avait été citée à l&rsquo;ordre de l&rsquo;armée par le Général Huntziger. En août 1940, elle avait regagnée l&rsquo;Afrique du Nord.<br />
Une note de l&rsquo;État Major Général de guerre remet sur pied la brigade de spahis pour le 20 octobre 1944, sous le commandement du Colonel Brunot, constituée d&rsquo;un État Major et de deux régiments :</p>
<ul>
<li><span style="font-size: 16px;">Le 7ème Régiment de Spahis Algériens regroupé à Maison-Carrée. Il est aux ordres du Lt-Colonel Winsbach (qui sera tué en Alsace le 26 février 1945 et dès lors le fanion du 7e RSA sera orné d&rsquo;une queue de cheval blanche en souvenir de la mort au combat de son chef de corps) et se compose de 5 escadrons de 120 chevaux chacun..</span></li>
<li><span style="font-size: 16px; text-align: justify;">Le 5ème Régiment de Spahis Marocains à Meknès (où il fut créé le 01/07/1943). , chargé de la réception du matériel de guerre américain à Casablanca. Lt-Colonel Sabarots . 6 escadrons.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit d&rsquo;escadrons montés, sauf quelques pelotons motorisés affectés aux canons P.40 antichars.<br />
Fin 1943, la Brigade (1.000 chevaux environ) était prévue pour opérer “à pied” avec la 5ème Armée Américaine, sur le front d&rsquo;Italie, qu&rsquo;elle ne rejoindra pas.<br />
Le 12 mai 1944, la 1ère Brigade de Spahis est placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, commandant l&rsquo;Armée “B” qui deviendra “Première Armée Française” après ses premières victoires. La première inspection du Général aura lieu le 12 juin.</p>
<div id="attachment_1900" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a title="La première inspection du Général de Lattre de Tassigny" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/1ereBS_1945FR_traitee.jpg" rel="lightbox[1895]"><img class="size-medium wp-image-1900 " title="1ereBS_1945FR_traitee" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/1ereBS_1945FR_traitee-300x211.jpg" alt="" width="300" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">La première inspection du Général aura lieu le 12 juin (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le 1er septembre 1944, arrive une note du Haut État-Major par laquelle la 1ère Brigade est transformée en Brigade de Spahis à pied, avec ses véhicules automobiles, plus 8 canons T30.<br />
Le 20 octobre, la Brigade arrive à Marseille. Le 17 novembre la 1ère Brigade de Spahis est reconstituée en Brigade à cheval; les chevaux et leur harnachement venant d&rsquo;Afrique du Nord arrivent en France jusqu&rsquo;au début janvier. Opérationnelle, la Brigade arrive à Lure (Haute-Saône) le 21 janvier 1945 ; le 25 elle est mise aux ordres de la 9ème Division d&rsquo;Infanterie Coloniale. Elle s&rsquo;illustrera durant l&rsquo;hiver 1944/1945 dans les Vosges, dans la région de la Hard et dans le Bade-Wurtemberg, sur un terrain boueux où les véhicules blindés n&rsquo;ont jamais eu accès. Puis prend part aux furieux combats préparant la prise de Colmar. sous forme du Groupement Brunot qui atteint le Rhin, son objectif, le 8 février au soir. Elle assurera la garde au Rhin. Le 20 avril, la Brigade entre en Allemagne par le pont de Kehl qui vient d&rsquo;être construit. Elle remplira parfois un rôle de gouvernement militaire et souvent assurera la sécurité d&rsquo;axes de communication et des arrières de l&rsquo;Armée. Une opération relatée par le général de Lattre : “Le 24 avril, en Forêt-Noire, les spahis du Colonel Brunot, qui ratissent méthodiquement tous les itinéraires au sud de Hausach et capturent de nombreux isolés, s&rsquo;emparent de Triberg&#8230; Le 28 avril 1945 le nettoyage minutieux se termine. La 1ère Brigade de Spahis à cheval inscrit à son tableau un millier de prisonniers. “</p>
<div id="attachment_1901" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a title="Deux soldats à cheval escortent un groupe de prisonniers" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/DSC_9466_traitee.jpg" rel="lightbox[1895]"><img class="size-medium wp-image-1901 " title="DSC_9466_traitee" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/DSC_9466_traitee-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" /></a><p class="wp-caption-text">Deux soldats à cheval escortent un groupe de prisonniers (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Juste avant la fin des hostilités, ses escadrons de pointe atteindront le col de l&rsquo;Arlberg en Autriche.<br />
<a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/ins-7eRSA-1erMod.jpg" rel="lightbox[1895]"><img class=" wp-image-1902 alignright" title="ins-7eRSA-1erMod" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/ins-7eRSA-1erMod-300x296.jpg" alt="" width="300" height="296" /></a>Le 7ème Régiment de Spahis Algériens sera décoré de la Croix de Guerre avec une citation à l&rsquo;ordre du Corps d&rsquo;Armée pour sa conduite durant la campagne 1944/45.<br />
Après la capitulation du 8 mai 1945, les missions sont : assurer la sécurité des lignes de communication, détruire les éléments armés qui pourraient subsister, assurer le mantien de l&rsquo;ordre dans les villages occupés, rechercher les suspects et les criminels de guerre. Et elle prendra part à de nombreuses prises d&rsquo;armes où sa présence fera merveille.<br />
Le 29 avril 1946, le colonel Brunot fait ses adieux à la Brigade qui sera dissoute le 30.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi finira cette glorieuse épopée, qui termine la participation du cheval à la guerre moderne.</p>
<p style="text-align: center;">L&rsquo;adieu au Cheval de Combat</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque fois que nous rencontrons un cheval nous sommes frappés et émus par la noblesse émanant de ce merveilleux animal !<br />
Il a été à l&rsquo;origine de l&rsquo;aristocratie chez l&rsquo;homme. Fustel de Coulange nous dit dans son ouvrage La Cité Antique (1895): “ Dans les premiers siècles de l&rsquo;histoire des cités, la force des armées était dans la cavalerie. Le véritable guerrier était celui qui combattait sur un char ou à cheval. Aussi l&rsquo;ancienne aristocratie s&rsquo;était-elle réservé partout le droit de combattre à cheval ; même dans quelques villes les nobles se donnaient le titre de chevaliers. “</p>
<div id="attachment_1903" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a title="Le char de combat de Ramsès II" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Pharaon_traitee.jpg" rel="lightbox[1895]"><img class=" wp-image-1903  " title="Pharaon_traitee" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Pharaon_traitee-300x197.jpg" alt="" width="300" height="197" /></a><p class="wp-caption-text">Le char de combat de Ramsès II (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Saint Exupéry a écrit que les premiers conquérants du ciel, les pilotes, avaient fait de la mythique Aéropostale “une sorte de civilisation à part où les hommes se sentaient plus nobles qu&rsquo;ailleurs.” Nul doute qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore, il en est de même pour les “hommes de cheval”, dans toutes les professions et activités qui lui sont attachées. Les Cercles Équestres, les poney-clubs, les spectacles hippiques, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de concours d&rsquo;attelages, de chevaux de cirque, d&rsquo;épreuves de vitesse, de voltige équestre, de concours complets, du ballet rigoureux du Cadre Noir de Saumur, obtiennent toujours le même succès, avec bien entendu les hippodromes et le fameux P.M.U. Rappelons-nous le vif succès de ce film de guerre récent où “Un cheval de guerre” était l&rsquo;acteur principal.<br />
Si le cheval a été la plus noble et belle conquête de l&rsquo;homme, nous pouvons dire que depuis la nuit des temps, partout associé à l&rsquo;aventure humaine, il a, juste retour des choses, conquis le cœur de l&rsquo;homme.</p>
<p style="text-align: center;">Ode au cheval</p>
<p style="text-align: justify;">Les débuts de ce qui restera comme ayant été la “drôle de guerre”, de septembre 1939 aux heures sombres de juin 1940, ont été marqués par l&rsquo;emploi des unités à cheval que comptait l&rsquo;Armée Française , à savoir :</p>
<ul>
<li><span style="font-size: 16px;">Le Train des Équipages, avec ses “fourragères”, ses “fourgons” et ses “chariots de parc”, non soumis à un hypothétique approvisionnement en carburant.</span></li>
<li><span style="font-size: 16px; text-align: justify;">L&rsquo;Artillerie Hippomobile, légère ou “volante”dotée du canon de 75, ou “lourde” dotée du canon de 105, court ou long.</span></li>
<li><span style="font-size: 16px; text-align: justify;">Enfin la Cavalerie, dont les subdivisions d&rsquo;Armes, Cuirassiers, Dragons, Chasseurs à cheval et Hussards, ont mis sur pied des Groupes de Reconnaissance de Division d&rsquo;Infanterie (GRDI) ou de Corps d&rsquo;Armée (GRCA) ou bien se sont regroupées en Divisions de Cavalerie (principalement dans les villes de garnison de l&rsquo;Est) ou en Brigades Mixtes de Spahis et de Chasseurs d&rsquo;Afrique. Leur conduite, leurs exploits sont dans toutes les mémoires de l&rsquo;époque mai-juin 1940 : engagements au Luxembourg et sur le canal des Ardennes, épopée des Cadets de Saumur, charges jusque dans la Vallée du Rhône pour stopper l&rsquo;avance des blindés allemands, avec l&rsquo;emploi de cocktails Molotov, etc&#8230;</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">On peut dire que jusqu&rsquo;en 1940, le cheval fut l&rsquo;animal le plus “associé” à la guerre, et sa présence fut souvent réconfortante en tant que compagnon d&rsquo;armes ou de combat, pour ceux dont il fut, au péril de sa vie, un précieux auxiliaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les “petits chevaux barbes” par leur rusticité et l&rsquo;endurance dont ils firent preuve, se taillèrent la part du lion, contre des forces qui leur était bien supérieures. Ils n&rsquo;ont pas démérité et auraient comme leurs ancêtres de Reichoffen, certainement suscité cette admiration qui aurait fait dire au Kaiser : “Ah ! Les braves chevaux que voilà ! “</p>
<div id="attachment_1906" style="width: 242px" class="wp-caption aligncenter"><a title="Albert Sauvanet" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/cpa_4448_sauvadet.jpg" rel="lightbox[1895]"><img class="size-medium wp-image-1906  " title="cpa_4448_sauvadet" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/cpa_4448_sauvadet-232x300.jpg" alt="" width="232" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Albert Sauvanet (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: right;">Dernier texte par le Chef d&rsquo;Escadrons Albert Sauvanet,<br />
<span style="font-size: 16px;">Commandeur de la Légion d&rsquo;Honneur,<br />
Doyen des écuyers du Cadre des instructeurs d&rsquo;équitation de Saumur,<br />
sélectionné n°1 pour le concours complet pour les Jeux Olympiques de Stockholm en 1956.<br />
</span><span style="font-size: 16px; text-align: justify;">Campagnes de Rhin et Danube – Indochine – Algérie</span></p>
<p style="text-align: center;">=o=</p>
<p style="text-align: center;">Le FIGARO<br />
20 décembre 2014</p>
<p style="text-align: center;">Les camarades de promotion<br />
de l’École d’officiers<br />
de Dalat (Sud-Annam)<br />
« le Saint-Cyr du Vietnam<br />
en 1946 »</p>
<p style="text-align: center;">ont l’immense regret<br />
de vous faire part du décès,<br />
dans sa 93° année, du</p>
<p style="text-align: center;">chef d’escadrons<br />
Albert SAUVANET<br />
commandeur<br />
de la Légion d’Honneur,<br />
doyen des écuyers<br />
du Cadre noir des instructeurs<br />
d’équitation de Saumur,<br />
ancien de la première armée<br />
française Rhin et Danube</p>
<p style="text-align: center;">René Massonnat<br />
14, allée Charles-Rhôné,<br />
33120 Arcachon</p>
<p style="text-align: center;"> =o=</p>
<p><em>Cet article, véritable hymne à la gloire du cheval, est dédié à mon fils Érik Massonnat, qui a perdu accidentellement la vie à 15 ans, le 4 avril 1969, sur le chemin du Centre Hippique de Saint-Médard-en-Jalles où il a passé les meilleurs moments de sa vie.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Colonel (H) René Massonnat</em></p>
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		<title>Les aumôniers militaires : ces héros oubliés</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Feb 2014 10:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Aumoniers]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Aumônerie Protestante aux Armées nous donne comme suit le statut des aumôniers militaires de toutes religions: Toute personne qui sert son pays dans nos forces armées doit pouvoir pratiquer sa religion là où le devoir l&#8217;appelle, tous les cultes étant &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1869">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 16px;">L&rsquo;Aumônerie Protestante aux Armées nous donne comme suit le statut des aumôniers militaires de toutes religions: Toute personne qui sert son pays dans nos forces armées doit pouvoir pratiquer sa religion là où le devoir l&rsquo;appelle, tous les cultes étant traités sur un même pied d&rsquo;égalité. Les aumôniers militaires doivent permettre au commandement de prendre en compte dans son action les usages religieux des militaires placés sous ses ordres. Ils le renseignent aussi sur l&rsquo;état du moral et participent ainsi à la cohésion de l&rsquo;unité. Ils soutiennent le combattant dans sa dimension spirituelle, sur le plan religieux et, si le cas survient , de quitter ce monde en accord avec ses convictions. Les aumôniers des différents cultes assistent, s&rsquo;ils le désirent , les militaires de toutes confessions sur le plan spirituel, avec le refus du prosélytisme auquel ils se sont engagés en devenant aumônier militaire.</span></p>
<p>Les religieux ayant opté pour le statut de non-combattants sont protégés par les Conventions Internationales de Genève, à l&rsquo;égal du personnel du Service de Santé, auquel ils étaient administrativement rattachés. Les autres religieux, incorporés dans les unités combattantes, étaient considérés comme soldats. C&rsquo;était le cas au sein de la Brigade Indépendante Alsace Lorraine (BAL) surnommée La Brigade très chrétienne du Colonel Berger (alias André Malraux) en raison du nombre de prêtres et de pasteurs qui la composaient, parmi lesquels les abbés Moret, lieutenant, Roncon, commandant de Cie., Duffaut à l&rsquo;État-Major.<br />
Au départ la B.A.L. comportait deux aumôniers catholiques, les Pères Pierre Bockel et Bonnal, et deux protestants, les pasteurs Paul Weiss, griévement touché à la gorge par un éclat d&rsquo;obus de mortier lors des premiers engagements dans les Vosges et Fernand Frantz.<br />
La Brigade d&rsquo;Alsace-Lorraine était “Indépendante” car non-endivisionnée et à la disposition du chef de la Première Armée. Ses membres tous volontaires ayant signé pour la plupart un engagement jusqu&rsquo;à la libération de l&rsquo;Alsace et de la Lorraine. D&rsquo;autres jusqu&rsquo;à la fin de la guerre contre l&rsquo;Allemagne. Ces derniers, à la dissolution de la Brigade Alsace-Lorraine lors de la Libération du sol français, formèrent la 3ème Demi-Brigade de Chasseurs, incorporée à la 14ème Division d&rsquo;Infanterie. Les aumôniers en étaient l&rsquo;abbé Pierre Bockel, futur Monseigneur archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg “Juste parmi les Nations” et le Pasteur Fernand Frantz, ancien de Rhin et Danube, (qui a bien voulu nous donner les éclaircissements ci-dessus.)<br />
Il y avait à la Première Armée Française un aumônier par division. Leur rôle était primordial pour le moral des troupes et leur action auprès des blessés depuis les postes de secours jusqu&rsquo;aux hôpitaux. Certains estimaient que leur place était en première ligne, au coeur des combats, pour apporter leur précieux réconfort aux mourants et sauver des blessés : cet article a été rédigé pour leur rendre hommage. Mais c&rsquo;est avec de grandes difficultés que nous avons retrouvé quelques noms.<br />
Nous n&rsquo;aurons garde d&rsquo;oublier ces héros, même inconnus de nous : les Abbés Bonnal, Casta, Charrière Jacques, Clément Maxime, Crosia Jean, Decerle Claude, Fachinger Edmond, Fournel Jean, Houchet aumônier de la 2ème D.B. depuis l&rsquo;Afrique jusqu&rsquo;à Strasbourg où il fut tué, Jarraud Louis, Laudrain prestigieux aumônier du 23ème Régiment d&rsquo;Infanterie Coloniale, Leduc Joseph, Maniglier, Martinon Jean, Mingam Aimé, Pézeril Daniel, du Rivau Jean, Salaun Julien, Sepralda, Seynhaeve Pascal de la 14ème Division d&rsquo;Infanterie du Gers. Les Pasteurs Bernel André, Bockel Pierre, de Cabrol Hugues futur directeur de l&rsquo;Aumônerie Prostestante, Cadier Albert, Chatonay, Cook Robert, Forissier, Frantz Fernand futur directeur de l&rsquo;Aumônerie Protestante de l&rsquo;Armée de terre,  Pau -Weiss, Sturm &#8230; et tant d&rsquo;autres.</p>
<p>Une chance : l&rsquo;Aumônerie Générale Protestante nous a permis de retrouver à Toulouse le dernier survivant des aumôniers protestants de la Première Armée Française &#8211; Rhin et Danube: le Pasteur Fernand Frantz. Ce fut une réelle joie de pouvoir lui parler et correspondre avec lui. Et quelle splendide et émouvante citation le concernant : “Aumônier de la Brigade Alsace Lorraine, a été pour les commandos participant à l&rsquo;attaque de Dannemarie les 26 et 27 novembre 1944, un magnifique exemple d&rsquo;encouragement par son intrépidité et son sang-froid, suivant la progression en premières lignes et secourant les blessés.”<br />
Général de Vernejoul, commandant la 5ème Division Blindée.</p>
<p>N&rsquo;oublions jamais ces paroles du Père Lacoin, un trappiste, aumônier des fusiliers marins à Bir Hakeim, répondant au capitaine Bourdis qui lui réclamait des absolutions pour trois hommes mortellement blessés : “Ne vous en faites pas, mon vieux, cette nuit ( l&rsquo;évacuation victorieuse de Bir Hakeim), tous les morts montent au paradis !”.</p>
<p>Nota 1: L&rsquo;aumônerie israélite n&rsquo;a pas répondu à nos demandes.<br />
2 : Dans les unités de spahis, tabors, tirailleurs le culte musulman était assuré par un “ancien” faisant office d&rsquo;aumônier.</p>
<p><span style="font-size: 16px;">PHOTOS : Malheureusement, nous n&rsquo;en avons que trois : Mgr Pierre Bockel,</span></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1873" title="bockel" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/02/bockel-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></p>
<p><span style="font-size: 16px;">L&rsquo;abbé Bonnal (à gauche sur la photo),  l</span><span style="font-size: 16px;">e Pasteur Fernand Frantz (à droite), futur directeur de l’Aumônerie Protestante de l&rsquo;Armée de Terre</span></p>
<p><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/02/frantz_bonnal.jpg" rel="lightbox[1869]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1875" title="frantz_bonnal" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/02/frantz_bonnal-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1920" style="width: 200px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/02/pere-casta.jpg" rel="lightbox[1869]"><img class="size-medium wp-image-1920" title="pere-casta" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/02/pere-casta-190x300.jpg" alt="" width="190" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Père François CASTA</p></div>
<p>Prestigieux aumônier de la Première Armée Française depuis le débarquement de Provence qu&rsquo;il avait rejoint après son engagement dans la Résistance.<br />
Il était titulaire de 10 citations, dont l&rsquo;une du Journal Officiel de 1945 rapportait : “Au cours de la Campagne d&rsquo;Alsace, est très grièvement blessé après avoir personnellement exploré de jour et de nuit un champ de mines où étaient signalés des blessés et les avoir ramenés au prix de risques considérables.”<br />
Breveté Parachutiste n°20755 le 10/04/1947, il s&rsquo;illustrera ensuite comme aumônier dans des Unités Parachutistes en Indochine et en Algérie.<br />
En 2004, il est décoré de la Grand Croix de la Légion d&rsquo;Honneur par le Président Jacques Chirac dans la cour d&rsquo;honneur de l&rsquo;Hôtel des Invalides. En 2006 il rejoindra l&rsquo;Institution des Invalides à Paris jusqu&rsquo;à son décès le 23 août 2011.</p>
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		<title>Le service de santé</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Jul 2013 20:50:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Service de santé]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Mais, une bonne fois, je veux redire également les efforts et les mérites &#8230; et l&#8217;incomparable dévouement du Service de Santé. Certes, celui-ci répond à sa vocation naturelle en se penchant, inlassable, sur toutes les souffrances. Mais il le fit &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1699">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1700" style="width: 235px" class="wp-caption alignleft"><br />
<img class="size-full wp-image-1700 " title="santé" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Insigne-Sce-de-santé.jpg" alt="Santé" width="225" height="225" /><p class="wp-caption-text">Insigne du Service de Santé des Armées</p></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Mais, une bonne fois, je veux redire également les efforts et les mérites &#8230; et l&rsquo;incomparable dévouement du Service de Santé. Certes, celui-ci répond à sa vocation naturelle en se penchant, inlassable, sur toutes les souffrances. Mais il le fit avec une générosité et une science auxquelles beaucoup doivent la vie.&nbsp;&raquo; (Maréchal de Lattre de Tassigny)</p>
<h2 style="text-align: justify;">1) L’organisation.</h2>
<p style="text-align: justify;">Le pivot du soutien médical au sein de la 1ère Armée était assuré par les bataillons médicaux divisionnaires formés sur le modèle américain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces bataillons regroupaient des moyens de ramassage et d’évacuation ainsi que des éléments de triage et de traitement. Leur composition et leur manœuvre variaient selon qu’ils appartenaient aux divisions d’infanterie ou aux divisions blindées.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une DI, le Bataillon médical disposait de 3 compagnies de ramassage de 30 véhicules sanitaires chacune et d’une compagnie de triage articulée en deux sections (avec 4 médecins dont un chirurgien). La mission de ces sections de triage était de catégoriser les blessés et d’assurer leur mise en condition avant évacuation vers une formation chirurgicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Adapté aux conditions d’emploi de la DB, son bataillon médical mettait en ligne trois compagnies de composition identique avec, pour chacune, une section de ramassage, une section de triage (une équipe chirurgicale avec un chirurgien, un aide-chirurgien et un anesthésiste) et une équipe de réanimation – transfusion. Cette organisation ternaire correspondait à celle de la DB en 3 groupements tactiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les compagnies de triage et de traitement divisionnaires pouvaient être renforcées par une structure chirurgicale originale, entièrement motorisée, dont la grande mobilité lui permettait d’être en permanence à la pointe des combats : la FCM, formation chirurgicale mobile. La création des trois premières FCM reste attachée à des personnalités d’exception : la comtesse du Luart pour la FCM 1 (spécialement affectée à la 2e DIM), Madame Catroux pour la FCM 2 (attachée à la 3e DIA) et Lady Spears pour la FCM 3 (adaptée à la 1re DFL). Trois autres FCM furent mises sur pied par la Croix Rouge parisienne en liaison avec la Direction du Service de Santé de la 1ére région militaire et la Direction du Service de Santé rétablie au sein du Ministère de la Guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’échelon de soutien hospitalier était assuré par 11 hôpitaux mobiles et d’évacuation. Les réserves d’Armée comportaient en outre trois bataillons médicaux de réserve générale, deux groupes chirurgicaux mobiles, un laboratoire d’armée, deux dépôts de ravitaillement sanitaire et trois dépôts avancés de ravitaillement sanitaire. Le dispositif était complété par deux compagnies de douches, désinfection et désinsectisation ainsi que par 360 voitures sanitaires de réserve générale.</p>
<h2 style="text-align: justify;">2) La Campagne de France.</h2>
<h3 style="text-align: justify;"> 21 – Le débarquement et les combats de Provence. (15 août – 28 août 1944)</h3>
<p style="text-align: justify;"> Au soir du 14 août, alors que les forces de débarquement naviguent vers la France, les premières unités françaises (7e RTA et Commandos) débarquent sur les plages de Saint-Tropez et de Cavalaire pour neutraliser les batteries côtières allemandes les plus dangereuses. Le 15 août à l’aube, trois divisions américaines et un groupement de la 1ére DB française s’élancent à l’assaut des positions ennemies.</p>
<p style="text-align: justify;">La planification de l’opération « Anvil Dragoon » avait prévu que l’attaque vers Toulon aurait lieu à « J+15 ». A cet effet, 100.000 hommes devaient avoir été mis au sol pour le 30 août. Pour assurer leur soutien médical, le Service de Santé aurait dû disposer de 6 hôpitaux (2.700 lits), 3 FCM, deux Bataillons médicaux de réserve générale, de moyens de ravitaillement et de 288 voitures sanitaires pour assurer les évacuations au delà des zones divisionnaires. La réalité fut bien différente.</p>
<div id="attachment_1701" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Ambulance-débarquant-dun-LCVP-sur-la-rive-est-du-Rhin.jpg" rel="lightbox[1699]"><img class="size-medium wp-image-1701" title="Ambulance débarquant d'un LCVP sur la rive est du Rhin" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Ambulance-débarquant-dun-LCVP-sur-la-rive-est-du-Rhin-300x194.jpg" alt="" width="300" height="194" /></a><p class="wp-caption-text">Ambulance débarquant d&#39;un LCVP (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">En effet, soucieux d’exploiter au plus vite le désarroi créé dans les rangs allemands, le Général de Lattre décida de lancer l’attaque vers l’Ouest dès le 18 août, sans attendre le débarquement de la totalité des moyens. Traversant le Massif des Maures, trois groupements tactiques (environ 30.000 hommes) abordèrent les lisières de Toulon dès le 19 août au matin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les zones de stationnement des unités sanitaires avaient été primitivement fixées à Gassin et à Grimaud : le 19 août la Direction du Service de Santé de l’Armée n’y disposait encore que de trois hôpitaux et de trois compagnies de ramassage. Cinquante pour cent des véhicules étaient toujours à bord des navires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières pertes resteront légères et jusqu’au 20 août les blessés français pourront être directement admis au groupe sanitaire de plage américain de Cavalaire, à l’hôpital d’évacuation de la Croix-Valmer et à l’hôpital civil du Lavandou.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 20 août l’assaut est lancé contre Toulon. Les combats sévères dureront six jours. Au premier jour de combat 1.000 blessés sont déjà tombés. Compte tenu de l’insuffisance des moyens d’évacuation, les hôpitaux doivent être déployés au plus près de la ligne de contact. Une partie des blessés français, opérés ou non, est directement admise dans les hôpitaux américains installés à Gonfaron.</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà à la limite de la rupture à Toulon, la situation du Service de Santé est compliquée par la percée fulgurante du groupement de la 3e DIA jusque dans la grande banlieue de Marseille : ce sont bien deux opérations distinctes, entraînant une multiplication et un allongement des axes d’évacuation, qu’il faut soutenir simultanément. Or, les seuls renforts mis à terre sont les deux compagnies de ramassage du 25e Bataillon qui avaient participé au débarquement de la 9e DIC sur l’Ile d’Elbe le 19 juin 1944 où, en moins de 36 heures, le 25e Bataillon Médical avait reçu et évacué 826 blessés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les 21 et 22 août les combats atteignent leur paroxysme dans Toulon et lors de la prise d’Aubagne. Le 23 Août, l’ennemi réagit avec vigueur autant à Toulon qu’à Marseille. Heureusement, les renforts sanitaires arrivent enfin: le 24 au matin le Service de Santé de l’Armée peut mettre en ligne les hôpitaux permettant de disposer de 1.600 lits et 180 véhicules sanitaires d’évacuation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 25, le cap difficile semble franchi. La résistance allemande fléchit. Pourtant le Service de santé va être confronté à un nouveau problème : les Américains interrompent toutes les évacuations sur l’Afrique du Nord : tous les blessés et malades français devront être pris en charge localement. Or, les structures territoriales n’offrent que 417 lits chirurgicaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, la bataille de Toulon s’achève le 26 août et celle de Marseille, le 28 août.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette victoire éclatante eut un prix : 5.541 admissions dans les hôpitaux français et 175 dans les hôpitaux américains au cours de ces neuf journées de combats intenses.</p>
<h3 style="text-align: justify;"> 22) La libération du territoire national. (26 août 1944 – 2 février 1945)</h3>
<p style="text-align: justify;">Cette campagne, au cours de laquelle l’Armée « B » (qui deviendra Première Armée Française après ses premiers succès) de 250.000 hommes débarqués en Provence, se renforcera de 150.000 volontaires dont 100.000 venus des maquis « amalgamés » aux divisions anciennes et 50.000 jeunes français de métropole, de toutes classes sociales, ne voulant pas manquer cette glorieuse aventure, (soit 400.000 hommes et femmes au total), afin de symboliser l’unité nationale retrouvée, va connaître trois phases distinctes.</p>
<p style="text-align: justify;">De la Méditerranée aux Vosges.</p>
<p style="text-align: justify;">La progression est fulgurante malgré des résistances sporadiques de la Wehrmacht. Ces combats de retardement font, fort heureusement, peu de victimes car les unités de soutien sanitaire, comme le reste du matériel de l’Armée, ne peuvent pas suivre le rythme des unités combattantes, faute d’essence. Les blessés et les malades sont recueillis dans les structures du territoire. Le 12 septembre l’Armée B fait sa jonction avec la 2e DB en Côte d’Or et le 25 septembre l’Armée « B » devient « 1re Armée ».</p>
<p style="text-align: justify;">La prise des Vosges et de la Haute-Alsace.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ennemi avait pu se rétablir sur les Vosges et dans la trouée de Belfort où il livre une résistance acharnée sur ce qu’il considère comme les frontières du Reich. Les combats vont durer deux mois alors que le froid est apparu. Aux quatre à cinq cents blessés quotidiens viennent s’ajouter les gelures : d’octobre à février plus de 8.500 « pieds gelés » seront hospitalisés ; en décembre ils représenteront 22,7% du total des blessés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les places dans les hôpitaux du territoire sont rares et les moyens de transport sanitaires très limités : le premier train sanitaire ne partira des Vosges que le 11 octobre et mettra neuf jours pour effectuer la boucle sur Toulouse. Le 16 octobre, un convoi de 80 ambulances ralliera Marseille depuis Besançon pour profiter du navire hôpital “Canada”.</p>
<div id="attachment_1702" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/navire-hopital-Canada.jpg" rel="lightbox[1699]"><img class="size-medium wp-image-1702" title="navire-hopital-Canada" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/navire-hopital-Canada-300x214.jpg" alt="" width="300" height="214" /></a><p class="wp-caption-text">Navire-hôpital &quot;CANADA&quot; (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Partout, malgré les difficultés immenses, le personnel médical remplit ses missions avec héroïsme, à l’exemple de la compagnie médicale de la 1re DB encerclée dans Mulhouse. Isolé, le médecin capitaine Mabille opère, hospitalise, prépare des évacuations que les conductrices ambulancières vont réaliser en traversant les lignes ennemies. Plusieurs seront tués (médecin capitaine Cheynet) ou blessés comme le lieutenant féminin Rouquette, qui sera amputée de la cuisse droite, ou encore le médecin Tardieu, détaché auprès de la 1ère Compagnie du 4ème RTT encerclée dans l&rsquo;hôtel du Hohneck, qui recevra sept éclats dans le corps et qui suivra, après cinq jours d&rsquo;une résistance héroïque, les survivants de cette Compagnie dans la captivité.</p>
<p style="text-align: justify;">La bataille d’Alsace.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle sera déclenchée le 20 janvier dans la tempête de neige et par moins 20° ! La 1re Armée renforcée par trois divisions américaines va conduire l’attaque la plus difficile qu’elle ait eu à mener jusque là. On se bat en Haute-Alsace, près de Strasbourg, sur les cols des Vosges, dans les marais gelés de Cernay où tombera le médecin capitaine Mourier.</p>
<p style="text-align: justify;">D’emblée les blessés arrivent à la cadence de 1.000 à 1.300 par jour. Dans la zone des combats les véhicules sanitaires se déplacent lentement: il faut cinq à six heures pour parcourir 25 kilomètres sur de mauvaises routes verglacées ou enneigées. Les conductrices ambulancières vont forcer l’admiration de tous, accomplissant jusqu’à 22 heures de mission continue par tous les chemins, sous le feu des mortiers et des mitrailleuses. Les actes de bravoure du personnel sanitaire ne se comptent plus : 22 médecins seront tués et 10 blessés au cours de la seule bataille d’Alsace.</p>
<div id="attachment_1703" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Ambulance-Denise-Ferrier.jpg" rel="lightbox[1699]"><img class="size-medium wp-image-1703" title="Ambulance Denise Ferrier" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Ambulance-Denise-Ferrier-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">Groupe d&#39;ambulancières devant l&#39;ambulance &quot;Conductrice Denise FERRIER&quot; Source: Collection Jean-Michel BONIFACE (Cliquez pour agrandir)</p></div>
<div id="attachment_1712" style="width: 237px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1712" title="Ambulance-Denise-Ferrier_bandeau" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Ambulance-Denise-Ferrier_bandeau.jpg" alt="" width="227" height="67" /><p class="wp-caption-text">Bandeau de l&#39;ambulance : &quot;Conductrice Denise Ferrier&quot;</p></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">(Voir au chapitre &laquo;&nbsp;Témoignages&nbsp;&raquo; l&rsquo;émouvant article &laquo;&nbsp;<a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=930">La conduite héroïque de l&rsquo;ambulancière Denise FERRIER&nbsp;&raquo;</a>)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">A l’arrière, les énergies tendues permettent aux formations hospitalières de prendre en charge tous les blessés qui arrivent. Il faut accompagner la bataille au plus près : en moins de trente heures, l’hôpital d’évacuation 405 ferme à Besançon, fait mouvement et ouvre à Zillisheim où les combats se sont engagés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 2 février 1945, les chars de la 5éme DB pénètrent dans Colmar et le 19 mars l’Alsace est totalement libérée.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant les 14 jours les plus durs de la Bataille d’Alsace, 12.500 blessés ou malades auront été relevés, évacués et traités dans les formations sanitaires de la 1ére Armée.</p>
<h3 style="text-align: justify;">23) Du Rhin au Danube (31 mars – 8 mai 1945)</h3>
<p style="text-align: justify;">Le 31 mars 1945, le général de Lattre fait franchir par ses divisions le Rhin à Germersheim et les lance vers Karlsruhe et Freudenstadt dont la prise le 16 avril ouvre les axes d’exploitation vers Stuttgart, enlevée le 21 avril, Sigmaringen, tombée le 24 avril et la frontière autrichienne, franchie le 28 avril.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de ces cinq semaines, le Service de santé va être confronté à de nouvelles difficultés imprévues : en même temps que d’assurer le soutien des forces effectuant un mouvement de grande amplitude il faut, sans moyen supplémentaire, organiser la prise en charge prophylactique des 350.000 prisonniers de guerre français ainsi que des déportés libérés des camps.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ennemi se bat avec l’énergie du désespoir infligeant de 300 à 400 blessés par jour dans les rangs de la 1ére Armée. Les bataillons médicaux et les formations chirurgicales mobiles suivent au plus près les unités de combat. Les unités hospitalières moins mobiles en théorie traversent d’un trait du Rhin au Danube. La prise de Sigmaringen, offrant un terrain d’aviation utilisable par les avions de transport, permet d’organiser les évacuations par voie aérienne vers Strasbourg, libérant le Service de santé des contraintes qu’il maîtrisait avec courage et abnégation depuis le début de la campagne.</p>
<p style="text-align: justify;">La Bataille d’Allemagne aura apporté son lot d’héroïsme et de sacrifices dans ses rangs : les deux sœurs Lecoq, ambulancières, sont sauvagement assassinées au cours d’une évacuation par des éléments SS dissimulés dans les bois en Forêt Noire; à Ettenheim, le médecin sous-lieutenant Presles et une équipe de brancardiers sauvent un officier et trois chasseurs sous le feu des canons anti-chars ennemis ; à Koenigsnach, le médecin sous-lieutenant Richet rassemble les hommes d’un commando dont tous les officiers ont été tués pour qu’ils repartent à l’attaque et repoussent l’ennemi ; le médecin auxiliaire Pérès est tué en plein combat dans son véhicule qui ramenait deux blessés ; le médecin lieutenant Stefannini, fait prisonnier à Reutlingen alors qu’il pansait des blessés, s’évade la nuit suivante et reprend sa place dans son bataillon de choc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 8 mai mettra un terme à l’épopée de la 1ére Armée mais pour son Service de santé les efforts n’étaient pas terminés : aux 350.000 prisonniers et déportés français qu’il fallait prendre en charge, s’ajoutaient 20.000 civils et militaires des pays de l’Est qui n’avaient pas le droit de franchir le Rhin mais qu’il fallait bien soigner. Ainsi, l’action au service de la Patrie du Service de Santé de la 1ére Armée se poursuivait au nom de l’Humanité, fidèle en cela à l’adresse célèbre du Baron Percy.*</p>
<p style="text-align: justify;"> 3) Les pertes humaines.</p>
<p style="text-align: justify;"> Entre le 15 août 1944 et le 8 mai 1945, soit pendant 267 jours, la 1ére Armée enregistra entre 15,8% et 18,6% de blessés au combat.</p>
<p style="text-align: justify;">Les données sur les pertes varient selon les sources : de 41.064 à 48.455 blessés au combat et de 9.931 à 13.883 morts. Le Maréchal de Lattre avait retenu les chiffres de 13 874 morts (5,33 %) et de 42 256 blessés au combat auxquels s’ajoutaient 53.425 malades ou accidentés, soit un total de pertes «santé» de 95.689 blessés et malades, 36,8 % de l’effectif moyen de la 1ére Armée. 28.687 avaient pu rejoindre leurs unités de combat alors que 1. 186 étaient morts dans ses hôpitaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cordon sanitaire avait vu passer 346.210 sujets à épouiller, avait permis de dépister 5 .077 malades dont 29 cas de typhus. Après le 8 mai ce sont 3.921 malades graves qui furent évacués des camps de concentration et 1.261 tuberculeux graves admis dans les sanatoria ouverts en Forêt Noire.</p>
<h2 style="text-align: center;">La chaîne d&rsquo;évacuation sanitaire</h2>
<p>Sources: ecpad et Musée du Service de Santé des Armées</p>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft size-medium wp-image-1718" title="brancardiers-a-loeuvre" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/brancardiers-a-loeuvre-300x242.jpg" alt="" width="300" height="242" /><img class="alignleft  wp-image-1741" title="bloc_blan2c" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/bloc_blan2c2.png" alt="" width="275" height="246" /><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Poste-de-secours.jpg" rel="lightbox[1699]"><img class="alignright size-medium wp-image-1715" title="Poste de secours" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Poste-de-secours-300x246.jpg" alt="" width="300" height="246" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
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<p><span style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1742" title="bloc_blan2d" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/bloc_blan2d.png" alt="" width="275" height="246" /></span></p>
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<p><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Formation-chirurgicale-mobile.jpg" rel="lightbox[1699]"><img class="size-medium wp-image-1746 alignright" title="Formation chirurgicale mobile" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Formation-chirurgicale-mobile-300x221.jpg" alt="" width="300" height="221" /></a></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1747" title="bloc_blan2e" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/bloc_blan2e.png" alt="" width="275" height="246" /></p>
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<p><img class="size-medium wp-image-1748 alignleft" title="Hôpital d'évacuation" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Hôpital-dévacuation-300x95.jpg" alt="" width="300" height="95" /></p>
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<p><img class="alignright size-full wp-image-1754" title="bloc_blan2f" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/bloc_blan2f1.png" alt="" width="275" height="140" /></p>
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<p><span style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-1751 alignleft" title="bloc_blan2g" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/bloc_blan2g.png" alt="" width="275" height="246" /><img class="alignright size-medium wp-image-1750" title="Hôpital de l'arrière" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/07/Hôpital-de-larrière-300x195.jpg" alt="" width="300" height="195" /></span></p>
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<p style="text-align: center;"><span style="text-align: justify;">*“Allez où la Patrie et l&rsquo;Humanité vous appellent, soyez toujours prêts à s</span><span style="text-align: justify;">ervir l&rsquo;une ou l&rsquo;autre, et, s&rsquo;il le faut, imiter ceux de vos généreux compagnons qui, au même poste, sont morts martyrs de ce dévouement intrépide qui est le véritable acte de Foi des hommes de notre État.”</span></p>
<p><span style="text-align: justify;">Baron PERCY, chirurgien en chef de la Grande Armée, aux chirurgiens sous-aides. 1811.</span><em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Article rédigé spécialement pour notre site par le Médecin-Général-Inspecteur Raymond WEY</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">15 juin 2013</p>
<p style="text-align: justify;">​</p>
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		<title>La logistique</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 16:25:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Logistique]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son sens général, la logistique militaire est l’ensemble des actions qui visent à soutenir les opérations des forces armées depuis la production, nationale ou importée,  jusqu’aux combattants. Dans le sens plus restreint qui nous intéresse ici, nous nous bornerons &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1674">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans son sens général, la logistique militaire est l’ensemble des actions qui visent à soutenir les opérations des forces armées depuis la production, nationale ou importée,  jusqu’aux combattants. Dans le sens plus restreint qui nous intéresse ici, nous nous bornerons à examiner la logistique de la Première Armée Française depuis la base d’opérations jusqu’aux unités combattantes.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La base d’opérations 901 de la Première Armée</h3>
<p style="text-align: justify;">La base était chargée:</p>
<div id="attachment_1677" style="width: 306px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Insigne-Base-901.jpg" rel="lightbox[1674]"><img class="size-medium wp-image-1677" title="Insigne  Base 901" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Insigne-Base-901-296x300.jpg" alt="" width="296" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Insigne de la Base 901 (cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">- de la satisfaction des besoins de l’armée qu’elle ravitaillait soit sur ses propres dépôts soit par transit des expéditions lui parvenant ;<br />
&#8211; d’entretenir des volants d’approvisionnements aux niveaux fixés par le commandement destinés à parer aux ruptures éventuelles de ses ressources ou aux besoins opérationnels inopinés ( par exemple : un seul jour de combat d’une division blindée nécessitait 750 tonnes de carburant et munitions) ;<br />
&#8211; d’acheminer les approvisionnements vers les dépôts de l’armée; c’était ensuite l’armée qui répartissait, les divisions venant percevoir aux dépôts de l’armée ( les demandes ayant tout d’abord transité par la voie hiérarchique ).</p>
<p style="text-align: justify;">L’entretien d’un homme pendant un mois nécessitait le transport d’une tonne de fret. La base 901 traitait 18 000 tonnes par jour.<br />
Installée, assez tardivement d’ailleurs, à Marseille elle était assez pauvre en moyens ; elle ne dépassa pas 27 000 hommes alors que la base américaine en a compté plus de 90 000 pour des effectifs soutenus sensiblement équivalents. En fait, la Première Armée Française s’est trouvée dans un système mixte franco-américain, ce qui a parfois compliqué son travail ; la base américaine acheminait les besoins sur les dépôts de la Première Armée ou sur la base 901 mais ne prenait pas en compte certains ravitaillements spécifiquement français ni, ultérieurement, les forces de l’intérieur engagées dans l’armée française.<br />
La base 901 détacha une base avant à Dijon en octobre 1944 qui fusionna avec une partie de la base américaine. En avril 1945, le PC de la base 901 s’installa à Nancy et en mai à Strasbourg</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le quatrième bureau de la Première Armée</h3>
<p style="text-align: justify;">Le quatrième bureau de l’état-major de l’armée est le coordonnateur de la logistique. Le général de Lattre a dit de son quatrième bureau qu’il lui avait demandé des miracles et qu’il les avait réalisés grâce à la persévérance et à la ténacité des troupes, des armes et des services. Les difficultés ont été particulièrement importantes d’abord dès le débarquement car les moyens de transport et les unités des services n’étaient pas encore à terre ; ensuite devant les destructions importantes sur les voies de communication, notamment sur les voies ferrées.<br />
Plus dramatiquement encore mi-septembre où se produisit le coup d’arrêt sur les premières résistances allemandes organisées alors que, d’après les plans de la logistique américaine, l’armée française devait encore être devant Marseille ; les moyens sont passés de 40 000 hommes, 6 400 véhicules le 16 août à 165 000 hommes, 33 000 véhicules, 5 500 animaux un mois après alors que le quatrième bureau ne disposait encore que de sept groupes de transport, c’est-à-dire une capacité totale de 900 tonnes alors qu’il en aurait fallu le double pour alimenter des forces dispersées sur 650 km de profondeur et 250 km de largeur. Enfin, dernière crise en Allemagne où la France se créait une zone d’occupation que les Américains n’avaient pas prévue.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour remplir sa mission, le quatrième bureau disposait des commandants des armes et des directeurs de services suivants :<br />
&#8211; Le Commandement du Génie maintenait en état ou réparait les axes routiers de l’armée et les infrastructures ;   il fournissait, dans ses parcs, certains matériels d’organisation du terrain ; il assurait l’approvisionnement et la maintenance de ses propres unités en engins spéciaux du Génie.<br />
&#8211; Le Commandement des Transmissions ravitaillait les unités en matériel spécifique et réparait ces matériels. Il était également responsable de la Poste aux Armées.<br />
&#8211; Le Commandement du Train assurait les transports routiers et muletiers et mettait à la disposition du Service de Santé ces mêmes moyens.</p>
<p style="text-align: justify;">La Direction du Matériel.<br />
La Direction de l’Intendance.<br />
La Direction du Service des Essences.<br />
La Direction du Service de Santé.<br />
Une partie de ces organismes ayant fait l’objet d’études précédentes sur ce site, nous ne traiterons ici que du Matériel, de l’Intendance et du Service des Essences.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le Service du Matériel</h3>
<p style="text-align: justify;">Le service du Matériel était chargé de la fourniture et du maintien en condition des véhicules courants et blindés, de l’armement et des munitions.</p>
<div id="attachment_1679" style="width: 235px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Insigne-du-Matériel.jpg" rel="lightbox[1674]"><img class="size-full wp-image-1679" title="Insigne du  Matériel" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Insigne-du-Matériel.jpg" alt="" width="225" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Insigne du matériel</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il disposait de 10 Compagnies de Réparation Divisionnaires à raison d’une par division ; en réserve générale d’armée d’une quarantaine de compagnies plus lourdes ou plus spécialisées ( blindés, artillerie ), de 4 compagnies magasins et de 10 compagnies munitions.</p>
<p style="text-align: justify;">Soutien des matériels<br />
Les matériels endommagés ne pouvant pas être remis en état par les régiments étaient groupés en des points de rassemblement puis transportés par la division jusqu’à un centre de récupération organisé par elle.</p>
<div id="attachment_1680" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/wrecker-réparant-un-shermann.jpg" rel="lightbox[1674]"><img class="size-medium wp-image-1680" title="wrecker réparant un shermann" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/wrecker-réparant-un-shermann-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Réparation d&rsquo;un char Sherman (source: Mémorial de Caen) (cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;"> Au centre de récupération, un triage séparait les matériels réparables par les moyens divisionnaires de ceux dont la réparation relevait d’un échelon supérieur. Ces derniers étaient transportés par l’armée dans un centre de regroupement d’armée situé, si possible, près d’un point d’embarquement voie ferrée. Au centre de regroupement d’armée, un nouveau triage distinguait les matériels réparables par les formations de l’armée ou de la base d’opération de ceux dont la réparation relevait d’organismes nationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ravitaillement en munitions<br />
La manœuvre des munitions, liée au rythme des opérations est du ressort du commandement. Le service du Matériel en assure le stockage dans les dépôts, la gestion, l’entretien, l’expédition et la distribution.<br />
L’unité de stockage dans les dépôts est l’unité de feu (UF); elle correspond au taux unitaire, par arme et par jour, consommé lors de combats de moyenne intensité. A la Première Armée, l’UF de la division d’infanterie pesait 450 tonnes celle de la division blindée 650 tonnes. Dans les dépôts de la base d’opérations 5 à 6 UF de l’armée étaient stockées; dans les dépôts de la base avant, située dans la zone arrière d’armée, le stock était de 3 UF. Ces chiffres étaient fortement majorés en période offensive. L’entretien de ces stocks représentait, en septembre 1944, 500 à 600 tonnes à transporter par jour. L’approvisionnement aux unités combattantes était effectué dans des zones de livraison, simples points de transbordements.</p>
<div id="attachment_1682" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Déchargement-de-munitions.jpg" rel="lightbox[1674]"><img class="size-medium wp-image-1682" title="Déchargement de munitions" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Déchargement-de-munitions-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">Livraison de munitions dans la zone des combats (cliquez pour agrandir)</p></div>
<h3 style="text-align: justify;">Le Service de l’Intendance</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Service de l’Intendance était chargé d’administrer et de pourvoir les corps de<br />
troupe, plus précisément en ce qui concerne la solde, les vivres, l’habillement, le</p>
<div id="attachment_1683" style="width: 269px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-1683 " title="Insigne de l'Intendance" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Insigne-de-lIntendance.jpg" alt="" width="259" height="194" /><p class="wp-caption-text">Insigne de l&rsquo;Intendance</p></div>
<p style="text-align: justify;">harnachement, le campement, le couchage.<br />
Il disposait de 2 intendances d’étapes, de 10 groupes d’exploitation divisionnaires<br />
à raison d’un par division, de 4 gestions des subsistances d’étapes, de 2 groupes de<br />
fabrication de pain plus une section autonome de boulangerie tractée et d’une compagnie<br />
de ravitaillement et transport de viande .<br />
Le commandement fixait, à chaque échelon, en fonction de la situation et des directives reçues de l’échelon supérieur :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le taux des rations à allouer à l’échelon directement subordonné ;</li>
<li><span style="text-align: justify;">La proportion de rations de différents types ( rations de combat notamment ) ;</span></li>
<li><span style="text-align: justify;">L’emplacement des dépôts et des centres de ravitaillement ;</span></li>
<li><span style="text-align: justify;">Le niveau des approvisionnements à y entretenir ;</span></li>
<li><span style="text-align: justify;">Le rattachement des formations aux dépôts et aux centres ;</span></li>
<li><span style="text-align: justify;">Le crédit ouvert aux différentes formations pour une période donnée.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le service de l’Intendance prenait les dispositions nécessaires pour compléter automatiquement chaque échelon au niveau fixé en utilisant les crédits ouverts.</p>
<div id="attachment_1684" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Boulangerie-Fouga-ecpad-.jpg" rel="lightbox[1674]"><img class="size-medium wp-image-1684" title="Boulangerie Fouga  ( ecpad )" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Boulangerie-Fouga-ecpad--300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" /></a><p class="wp-caption-text">Boulangeries tractées type Fouga (source: ecpad) (cliquez pour agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne les vivres, les tonnages transportés étaient de l’ordre de 12 000 tonnes pour 30 jours pour 100.000 hommes soit 4 kg par homme et par jour. Pour l’habillement, ils étaient de 2 tonnes par jour pour une division, soit environ 13 tonnes par jour pour 100.000 hommes.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le Service des Essences des Armées</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Service des Essences des Armées ( SEA ) est chargé de l’approvisionnement des<br />
forces en carburants et huiles de toute nature.</p>
<div id="attachment_1685" style="width: 127px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-1685 " title="Insigne du SEA" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Insigne-du-SEA.jpg" alt="" width="117" height="121" /><p class="wp-caption-text">Insigne du SEA</p></div>
<p style="text-align: justify;"> A la Première Armée il disposait de 5 compagnies de ravitaillement et d’exploitation, de 3 compagnies de ravitaillement et d’une compagnie de distribution.<br />
Les premiers éléments du SEA ont débarqué en Provence immédiatement après les premiers combattants ; sur les plages, une ronde incessante de camions amphibies (les DUKW) mit à terre des nourrices pleines ; 125.000 tonnes furent ainsi débarquées du 16 août à fin septembre 1944 ; les capacités de stockage des raffineries de Berre furent utilisées à partir de début septembre. Le pipe-line américain de la vallée du Rhône fut ensuite mis en œuvre.<br />
Les besoins journaliers en essence sont passés de 280.000 litres le 15 août à 600.000 le 30 août et à 800.000 le 15 septembre soit environ 800 tonnes. Les transports par voies ferrées et fluviales étaient perturbés par les destructions ; il s’ensuivait une surcharge sur les camions du Train et de nombreuses ruptures de charges alors que l’on recherche toujours, en principe, un transit direct du centre de ravitaillement principal vers le dépôt principal de l’Armée.</p>
<div id="attachment_1686" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Dépot-provisoire-de-carburant.jpg" rel="lightbox[1674]"><img class="size-medium wp-image-1686" title="Dépot provisoire de carburant" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Dépot-provisoire-de-carburant-300x211.jpg" alt="" width="300" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">Dèpôt provisoire de carburant (cliquez pour agrandir)</p></div>
<div id="attachment_2108" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/conso-USpng.png" rel="lightbox[1674]"><img class="size-medium wp-image-2108" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/conso-USpng-300x110.png" alt="Les véhicules américains étaient particulièrement gourmands en carburant !" width="300" height="110" /></a><p class="wp-caption-text">Les véhicules américains étaient particulièrement gourmands en carburant !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les stocks de la Première Armée étaient fixés à 5 600 m3, soit l’équivalent de 7 jours de consommation. En Alsace, les pointes journalières atteignirent jusqu’à 1 200 m3. Le gel a interrompu tout pompage sur le pipe-line pendant 5 jours ; il bloqua les péniches sur les voies fluviales et empêcha le retour vers Marseille des wagons immobilisés dans la zone des armées. Il s’ensuivit, le 18 janvier 1945, à deux jours du déclenchement de la bataille pour Colmar, une baisse du stock de 7 jours à 1 jour de consommation ; le stock remonta les jours suivants.<br />
Le pipe-line atteignit la région de Sarrebourg le 10 février et fût prolongé ensuite jusqu’en Allemagne, dans la région de Mannheim. Malgré cela, les circonstances opérationnelles arrivent à créer des crises locales ; c’est ainsi que, début janvier 1945, lors de l’attaque allemande au sud de Strasbourg qui réussit à atteindre Kraft, le Bataillon de Marche n°24 (1ère DFL) fut encerclé dans la région de Gersthein–Obenheim; son ravitaillement en vivres et munitions ne fut possible que par parachutage. Plus tard, dès la prise d’Ulm, la Première Armée se prépara à attaquer l’Autriche. Une opération aéroportée à base d’avions français amena, pendant 48 heures, l’essence nécessaire pour constituer des dépôts avancés au sud de Sigmaringen.<br />
Les quantités de produits pétroliers distribuées aux unités françaises du 15 août 1944 au 8 mai 1945 ont été de 237.000 tonnes d’essence et de 16.500 tonnes de gasoil, huiles et graisses diverses.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Autres Services</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous citons, pour mémoire :<br />
Le Service Vétérinaire (1 dépôt de remonte, 1 hôpital vétérinaire d’armée, 2 ambulances vétérinaires) ;<br />
Le Service Géographique (1 dépôt de cartes d’armée, 1 magasin avancé, 2 compagnies géographiques, 1 section géodésie-topographie, 2 sections géographiques de corps d’armée ) ;<br />
La Prévôté (3 escadrons et 1 groupe autonome de la Garde) ;<br />
La Poste aux Armées, coiffée par le commandement des Transmissions, qui fit un énorme travail postal (le Bureau Central Militaire de Paris dirigeait, sur la seule Première Armée, en juin 1945, 67 tonnes de lettres, 66 000 valeurs déclarées et lettres recommandées, 519 tonnes de paquets) mais manqua bien souvent, pendant les opérations, de moyens de transport.</p>
<p style="text-align: center;">*****</p>
<p style="text-align: justify;">La logistique est d’une importance vitale pour toute opération militaire; sans elle la manœuvre stratégique ou tactique est grandement entravée voire compromise. Pour un combattant, elle impose, selon la richesse des moyens nationaux, de 3 à 6 hommes en soutien. Le général de Lattre qui savait pourtant oser et «ne pas subir» l’a lui-même souligné dans son Histoire de la Première Armée Française : «Car, dans l’énorme machine qu’impose la guerre moderne, s’il arrive que les combattants de première ligne envient leurs camarades maintenus par leur emploi plus à l’arrière, qui donc songerait à nier l’importance du rôle de ceux-ci et l’efficacité de leur participation à la lutte d’ensemble ?»<br />
Pourtant, dans la littérature sur la seconde guerre mondiale on trouve, en France, très peu d’ouvrages spécialisés sur le sujet. Nous avons donc le devoir de citer ci-dessous nos sources :<br />
Extrait du bulletin de l’ANOST- Numéro spécial 1944 – 60ème anniversaire- rédigé par M. KOPECKI , ancien membre du SGEDN, ancien chef du bureau défense de la SNCF ;<br />
De l’Intendance Militaire au Commissariat de l’Armée de Terre par Patrick BEAUFIGEAU – Pierre EVENO – Xavier GENU . La Poste Militaire 1943-1945 par le Général de Division L. MERLIN, le Colonel G. MULLER et le Lt. Colonel H. GRAS.</p>
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