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	<title>Rhin et Danube &#187; Avant le débarquement de Provence</title>
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	<description>L&#039;extraordinaire épopée de la Première Armée Française</description>
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		<title>Conclusion et hommage à l&#8217;Armée Française par les Américains</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Oct 2019 13:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>

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		<description><![CDATA[REARMEMENT DE LA FRANCE par les U.S.A en 1943 par le Pdt Roosevelt aux accords d&#8217;Anfa  CONCLUSION et HOMMAGE À L’ARMÉE FRANÇAISE par LES AMÉRICAINS Toutes choses considérées, l’Amérique a reçu une inestimable valeur pour l’argent et l’effort résultant du &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=2135">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>REARMEMENT DE LA FRANCE par les U.S.A en 1943 par le Pdt Roosevelt aux accords d&rsquo;Anfa</strong><strong> </strong></h1>
<p><strong>CONCLUSION et HOMMAGE À L’ARMÉE FRANÇAISE par LES AMÉRICAINS</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Toutes choses considérées, l’Amérique a reçu une inestimable valeur pour l’argent et l’effort résultant du réarmement des Français, une valeur difficile à estimer en termes quantitatifs mais néanmoins réelle. En réalité, l’engagement posa une foule de problèmes déconcertants qui retinrent l’attention d’innombrables personnes. Mais il fut possible aux États-Unis de réduire ses effectifs de combat sur les fronts méditerranéen et européen de huit divisions et dix-neuf escadrilles, peut-être davantage, en considérant que les troupes américaines utilisées au lieu des françaises auraient été relativement moins expérimentées. Alors que les Français déplorent eux-mêmes du début de la campagne de Tunisie à la fin de la guerre en Europe, de pertes estimées, pour les forces de terre seulement, à 23 500 tués et 95 500 blessés au combat.</p>
<p>Sans l’assistance Américaine dans la deuxième Guerre Mondiale, il est improbable que la France ait assumé sa position importante dans l’OTAN et l’Organisation du Traité de l’Europe de l’Ouest, vitales pour la politique américaine. L’insistance américaine pour l’indépendance française pour le choix de ses équipements confirma définitivement sa position.</p>
<p>Le plus important, naturellement, est que l’engagement américain rendit possible à l’armée française de regagner la position honorable qui fut longtemps la sienne, mais momentanément perdue. Ils avaient bien raison ceux, peu nombreux, qui rejoignirent de Gaulle à Londres et ont porté haut le drapeau Français flottant durant les temps sombres qui ont suivi l’armistice de 1940. Mais il fallait un important évènement pour le retour des Français dans le combat commun, ce qui arriva mi-novembre 1942, pour regagner l’estime des Alliés pour le retour parmi les nations démocratiques du monde.</p>
<p>Vue rétrospectivement, la participation Française à l’importante campagne du nord-ouest de l’Afrique et d’Europe montrèrent des changements définitifs. Déjà, le test de la campagne de Tunisie prouva la loyauté et la détermination des Français à se battre. Engagées dans des combats avec des moyens grandement inégaux les troupes Françaises remportèrent des objectifs militaires limités. Mais ils réussirent à gagner la confiance américaine, en surmontant le scepticisme Britannique, et en retrouvant foi en eux-mêmes. Ces gains intangibles, plus que des victoires réelles, justifièrent amplement le très important investissement en matériel et réalisations qui fut fait en leur faveur par les États-Unis.</p>
<p>La campagne d’Italie fut le terrain d’essai pour la capacité des Français à utiliser à fond les armes modernes au combat. Alors, combattant à armes égales, le soldat français démontra rapidement qu’il en avait l’aptitude et, de plus, qu’il pouvait égaler un formidable ennemi. Ces réussites furent telles, en fait, que les Américains furent convaincus que le programme de réarmement, en cours, devait être complété sans délai.</p>
<p>Les campagnes de France et d’Allemagne marquèrent la fin de la période de tests et le début d’une nouvelle phase : <span style="text-decoration: underline;">la renaissance de la France comme puissance militaire</span>. La nouvelle Armée Française, fière de ses équipements, son savoir-faire dans l’usage des armes modernes, et déterminée à donner la pleine mesure dans sa volonté de combattre, a atteint la stature d’une force à part entière et indépendante.</p>
<p>Côte à côte, Américains et Français marchent en avant, avec les autres Alliés, pour recueillir les fruits de la victoire. Côte à côte, aujourd’hui ils sont prêts à défendre le monde libre.</p>
<p><em>Extrait de « Rearming the French » par Marcel Vigneras – University of Michigan<br />
</em>R.M. 07/02/2019</p>
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		<title>Avec le Spitfire, première lueur d&#8217;espoir</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 16:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>

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		<description><![CDATA[La victoire de la Bataille d&#8217;Angleterre, après les durs combats aériens de juillet à octobre 1940, a été le premier obstacle à l&#8217;avance foudroyante d&#8217;Hitler en Europe. Ces pilotes, d&#8217;un âge moyen de 20 ans, ont porté sur leurs épaules &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1453">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La victoire de la Bataille d&rsquo;Angleterre, après les durs combats aériens de juillet à octobre 1940, a été le premier obstacle à l&rsquo;avance foudroyante d&rsquo;Hitler en Europe. Ces pilotes, d&rsquo;un âge moyen de 20 ans, ont porté sur leurs épaules la défense de notre civilisation et les espoirs du monde libre. Ils ont assurément fait  le premier pas vers la victoire finale.</p>
<p>Pour s&rsquo;opposer aux 3 500 chasseurs et bombardiers allemands, la Royal Air Force disposait de 620 Hurricane et Spitfire et de 1 000, puis 3 000 pilotes, dont 80% étaient britanniques. Cinq cents de ces héros donnèrent leur vie, et bien davantage furent blessés.</p>
<div id="attachment_1458" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Spitfire-1000.jpg" rel="lightbox[1453]"><img class="size-medium wp-image-1458" title="Spitfire" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Spitfire-1000-300x216.jpg" alt="Spitire" width="300" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">Spitfire - Crédit photo E-T-A-I</p></div>
<p>En fait, 80% des appareils allemands détruits le furent par les Hurricane, ceux-ci attaquant les bombardiers tandis que les Spitfire, plus rapides et plus maniables, combattaient les chasseurs d&rsquo;escorte. Mais la légende a retenu le Spitfire, ce magnifique appareil !</p>
<p>Dans son livre “<em>Une vie pas comme les autres</em>” (Flammarion), voici comment Clostermann (le pilote aux 30 victoires homologuées) le décrit ;<br />
<em>“Quand je saute du camion, il est là, comme un bijou dans un écran de velours blanc, mon premier Spitfire, au repos sur un tapis de neige&#8230; Dieu que cet avion est beau ! Cette ligne féminine, aux courbes fluides, douces comme des hanches de femme&#8230; Je suis ému comme un jeune chevalier le jour de son adoubement, quand il aperçoit son premier destrier sur les marches de l&rsquo;église.</em><br />
<em>&laquo;&nbsp;Ce vol tellement attendu se passe comme un rêve. L&rsquo;avion est si sensible, si maniable, si rapide qu&rsquo;au bout de dix minutes j&rsquo;ai l&rsquo;impression de l&rsquo;avoir toujours piloté.”</em></p>
<p>Dans l&rsquo;ouvrage “Spitfire, La légende” (Edition E.T.A.I.), l&rsquo;Air Marshall C. R. Spink nous dit: <em>“Le Spitfire est tout simplement le plus merveilleux appareil à piloter; ses lignes gracieuses et sa symétrie sont un témoignage du génie de Reginald Joseph MITCHELL et de ses successeurs au sein de la société Supermarine&#8230; Ce furent ses performances qui permirent à une poignée de braves pilotes d&rsquo;affronter la Luftwaffe et de gagner la bataille.</em><br />
&laquo;&nbsp;<em>Le Spitfire restera dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;aviation comme l&rsquo;un des plus grand chasseur de tous les temps, mais il est nécessaire de se souvenir que ce furent le courage et l&rsquo;habileté de jeunes hommes qui permirent de gagner la bataille ; ces derniers vous diront qu&rsquo;ils possédaient la meilleure machine alors conçue pour remplir cette tâche. Le Spitfire est, sans aucun doute possible, une légende.”</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même ouvrage, l&rsquo;auteur Robert Jackson précise: “<em>Le Spitfire fut  le seul chasseur allié à être en service en première ligne de 1939 à 1945 ; témoignage de la vision de son concepteur et des atouts de l&rsquo;appareil original. (Plus de vingt mille Spitfire de tout type furent produits avant, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale).</em><br />
<em>Le plus grand fait d&rsquo;armes du Spitfire, celui pour lequel cet appareil restera dans les</em></p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1459" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Supermarine_Spitfire_F_Mk_XIIs_of_41_Sqn.jpg" rel="lightbox[1453]"><img class="size-medium wp-image-1459" title="Spitfire F Mk XIIs" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Supermarine_Spitfire_F_Mk_XIIs_of_41_Sqn-300x207.jpg" alt="Spitfire F Mk XIIs" width="300" height="207" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Spitfire F Mk XIIs</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><em>mémoires, se déroula en 1940. Cette année là, les Britanniques, dans les mois qui suivirent la bataille de Dunkerque, prirent conscience qu&rsquo;ils se dressaient seuls face à un ennemi implacable qui semblait ne pas pouvoir être arrêté et dont la machine de guerre était désormais située à un jet de pierre de l&rsquo;autre côté de la Manche. Entre cet ennemi et la soumission, avec les souffrances et les horreurs qui y étaient associées, se dressèrent les Spitfire et les Hurricane de la Royal Air Force et quelques centaines de pilotes de chasse.”</em></p>
<p><em>“Jamais dans l&rsquo;Histoire un si petit nombre d&rsquo;hommes n&rsquo;a tenu entre ses mains le destin d&rsquo;un si grand nombre”</em>  Winston Churchill</p>
<p>Il y eut 20 versions du Spitfire, 4 prototypes à flotteurs (non produits), et 8 versions du Seafire.</p>
<p style="text-align: center;">==o==</p>
<h3 style="text-align: center;">WITH THE SPITFIRE<br />
First glimmer of hope</h3>
<p>After the heavy air fighting, from July to October 1940, the victorious end of the Battle of England was the first obstacle to slow down the lightning progress of Hitler in Europe. The twenty-something year-old pilots carried on their shoulders the burden of defending our civilization and the hopes of the free world. They undoubtedly took the first step toward the final victory.</p>
<p>Opposite the 3 500 German fighters and bombers, the Royal Air Force had 620 Hurricane and Spitfire, and 1 000, then 3 000 pilots, 80% of them British. 500 of those heroes lost their lives, and many more were wounded.</p>
<div id="attachment_1808" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/spitfire.jpg" rel="lightbox[1453]"><img class="size-medium wp-image-1808" title="spitfire" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/spitfire-300x197.jpg" alt="Spitfire" width="300" height="197" /></a><p class="wp-caption-text">Spitfire - Dessin de Lucio Perinotto, Peintre de l&#39;Air</p></div>
<p>In fact, 80 % of the German aircrafts that were destroyed was the work of the Hurricane, which attacked the bombers, while the Spitfire, quicker and easier to handle, went after the escort fighters. But the legend has mostly glorified the Spitfire, that magnificent machine.</p>
<p>In his book “Une vie pas comme les autres”/”An unusual life”, (published by Flammarion), here is how Closterman, the pilot with thirty officially recognized victories, describes it:</p>
<p>“As I jump off the truck, there it is, like a jewel against a white velvet backdrop, my first Spitfire, at rest on a carpet of snow… God, how beautiful this aircraft is! This feminine figure, with soft flowing curves, like those of a woman’s hips… I am moved as a young knight on the day of his dubbing, as he sees his first steed on the steps of the church.<br />
That first flight, so longed for, feels like a dream. The plane is so sensitive, easy to handle and quick, that after ten minutes, it is as if I had flown it all my life.”</p>
<p>In his book “Spitfire, the legend” (published by E.T.A.I.), Air Marshall C.R. Spink says: “The Spitfire is simply the most marvelous airplane you can fly; its symmetry and graceful design are a testimony to the genius of Joseph Mitchell and his successors at the Supermarine Company… It is due to its performances that a handful of brave pilots were able to fight the Luftwaffe and win the battle. The Spitfire will go down in the history of aviation as one of the best fighters of all times, but we must remember that it is the bravery and proficiency of young men that made victory possible; those young men will tell you they had at their disposal the best machine ever conceived at the time to fulfill their mission. Without a doubt, the Spitfire has become a legend.”</p>
<p>In the same book, author Robert Jackson specifies: “The Spitfire was the only bomber used by the Allies on the fighting front from 1939 to 1945, a testimony to the vision of its inventor and to the qualities of the original plane (Over 20 000 Spitfire of all types were built before, during, and after World War II).<br />
The most spectacular mission of the Spitfire, the one for which this airplane will forever be remembered, took place in 1940. That year, in the months following the Battle of Dunkirk, the British realized they were alone to face a ruthless, seemingly unstoppable enemy whose air, sea and land power were, from then on, just a stone’s throw away across the English Channel.<br />
As the alternative to defeat or surrender to the enemy, with all the ensuing suffering and horrors, there appeared the Spitfire and the Hurricane of the Royal Air Force, and a few hundred fighter pilots.”</p>
<p>“Never in history had such a small number of men held in their hands the destiny of so many.” Winston Churchill</p>
<p>There were 20 versions of the Spitfire, 4 prototypes with floats (never built), and 8 versions of the Seafire.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduction d&rsquo;Ellen Cantegrel-Lempera</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les forces françaises d’Afrique du Nord en 1942</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 23:00:51 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>

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		<description><![CDATA[A la suite de l’armistice du 22 juin 1940, les forces françaises d’Afrique du Nord avaient été réduites à une centaine de  milliers d’hommes. Leur équipement comprenait peu d’armement lourd ( artillerie, chars, avions ). Ces forces cherchaient à dissimuler &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=92">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A la suite de l’armistice du 22 juin 1940, les forces françaises d’Afrique du Nord avaient été réduites à une centaine de  milliers d’hommes. Leur équipement comprenait peu d’armement lourd ( artillerie, chars, avions ).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces forces cherchaient à dissimuler aux commissions d&rsquo;armistice italo-allemandes des effectifs susceptibles de se mobiliser rapidement, en utilisant des organismes tels que les unités de travailleurs ou les chantiers de jeunesse. Elles parvenaient aussi à camoufler du matériel. C&rsquo;était cependant très insuffisant pour affronter de nouveau les forces de l&rsquo;Axe. Elles le firent pourtant à l&rsquo;automne 1942, en Tunisie notamment. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;après la modernisation de leur équipement par les Américains que ces forces eurent vraiment les moyens de se mesurer aux troupes d&rsquo;occupation.</p>
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		<title>L’Armée d’Afrique en Tunisie</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 22:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 8 novembre 1942, les Américains débarquent au Maroc et les Britanniques en Algérie. Après une résistance, bien inutile, des forces françaises aux ordres du gouvernement  de Vichy, un cessez le feu est conclu et les alliés peuvent renforcer leurs &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=94">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_109" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><strong><strong><a title="Ravitaillement en munitions avec le moyen de transport disponible" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/ravitaillement-en-munitions.jpg" rel="lightbox[94]"><img class="size-medium wp-image-109  " title="Ravitaillement en munitions avec le moyen de transport disponible" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/ravitaillement-en-munitions-300x209.jpg" alt="Ravitaillement en munitions avec le moyen de transport disponible" width="300" height="209" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">Ravitaillement en munitions avec le moyen de transport disponible</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le 8 novembre 1942, les Américains débarquent au Maroc et les Britanniques en Algérie. Après une résistance, bien inutile, des forces françaises aux ordres du gouvernement  de Vichy, un cessez le feu est conclu et les alliés peuvent renforcer leurs moyens. Mais la réaction immédiate des forces italo-allemandes fut d’opérer un débarquement en Tunisie orientale et d’occuper ses ports. Cette opération leur permet d’étrangler le trafic maritime allié vers Égypte tout en couvrant le leur vers la Libye où opère l’armée Rommel, en retraite devant l’armée Montgomery.</p>
<p>On peut distinguer <strong>trois phases</strong> dans le déroulement des opérations en Tunisie.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_118" style="width: 233px" class="wp-caption alignright"><strong><strong><a title="Avant l'attaque, notre artillerie pilonne l'ennemi" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Progression.jpg" rel="lightbox[94]"><img class="size-medium wp-image-118 " title="Avant l'attaque, notre artillerie pilonne l'ennemi" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Progression-223x300.jpg" alt="Avant l'attaque, notre artillerie pilonne l'ennemi" width="223" height="300" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">Avant l&#39;attaque, notre artillerie pilonne l&#39;ennemi</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lors de la première phase, </strong>les Britanniques au Nord et les Français au Sud tentent de rejeter les forces adverses. Dès le 25 novembre 1942, le général Juin prend le commandement des unités françaises (troupes de Tunisie, division du Maroc, division de Constantine puis division d’Alger). Ces unités opèrent face à Medjez el Bab et Pont du Fahs qui sont conquises mais les contre-attaques blindées ennemies les rejettent de Pont du Fahs le 2 décembre 1942. Il faut souligner que ces combats ont lieu sur les contreforts de la dorsale tunisienne, en hiver, avec de grosses difficultés de ravitaillement par des moyens hippomobiles en terrain difficile et détrempé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lors de la deuxième phase,</strong> dès le 19 janvier 1943, les forces italo–allemandes développent plusieurs attaques entre les deux dorsales qui épuisent les forces françaises et le dispositif allié doit être remanié avec le renfort d’unités blindées américaines.</p>
<div id="attachment_112" style="width: 182px" class="wp-caption alignleft"><strong><strong><a title="Les offensives des alliés" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/offensive-des-allies.jpg" rel="lightbox[94]"><img class="size-medium wp-image-112  " title="Les offensives des alliés" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/offensive-des-allies-172x300.jpg" alt="Les offensives des alliés" width="172" height="300" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">Les offensives des alliés</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>La troisième phase </strong>voit, à partir du printemps 1943, le développement de l’offensive ultime des alliés. Dès le 20 février, le général Leclerc occupe Ksar Rhilane, à l’Ouest des Mont de Matmata, et s’y maintient en dépit de violentes attaques de chars et de Stukas permettant à la 8<sup>ème</sup> armée britannique de prendre Gabès le 28 mars.</p>
<p>Le 19<sup>ème</sup> Corps d’Armée français couvre l’attaque britannique sur Kairouan en partant de la région d’Ousseltia le 9 avril ;  la division de Constantine prend le Massif de l&rsquo;Ousselat; son chef, le général Welvert, est tué le lendemain à la tête de ses troupes.<br />
L’acte final se déroula du 1<sup>er</sup> au 13 mai en passant par la prise de Tunis et de Bizerte le 7 mai.</p>
<p style="text-align: justify;">La marine et l’aviation alliées coupèrent court à toute tentative de rembarquement des forces ennemies. Le nombre des prisonniers faits dans les huit derniers jours se monta à 248.000 dont 7 généraux italiens et 15 généraux allemands ; 250 chars et 1.000 canons furent pris. La bataille de Tunisie coûta 340.000 hommes aux  Italo-Allemands.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_121" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a title="Colonne de prisonniers italiens et allemands acheminée vers l'arrière" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Prisonniers2.jpg" rel="lightbox[94]"><img class="size-medium wp-image-121 " title="Colonne de prisonniers italiens et allemands acheminée vers l'arrière" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Prisonniers2-400x336.jpg" alt="Colonne de prisonniers italiens et allemands acheminée vers l'arrière" width="400" height="336" /></a><p class="wp-caption-text">Colonne de prisonniers italiens et allemands acheminée vers l&#39;arrière</p></div>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Libération de la Corse</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 21:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Corse]]></category>

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		<description><![CDATA[La Corse était occupée par 80.000 Italiens et 10.000 Allemands qui s’y étaient installés en novembre 1942. Leur défaite en Tunisie et les débarquements anglo-américains en Sicile (10/07/1943) et en Italie (08/09/1943) provoquent la capitulation de l’Italie. Les Italiens, en &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=543">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Corse était occupée par 80.000 Italiens et 10.000 Allemands qui s’y étaient installés en novembre 1942. Leur défaite en Tunisie et les débarquements anglo-américains en Sicile (10/07/1943) et en Italie (08/09/1943) provoquent la capitulation de l’Italie. Les Italiens, en application des clauses de l’armistice, commencèrent à expulser les Allemands.<br />
Il existait en Corse une résistance organisée d’une dizaine de milliers d’hommes armés par parachutages ou sous-marins. Dès le 9 septembre 1943, Ajaccio est aux mains des résistants cependant que des bagarres éclatent, à Bastia, entre Allemands et Italiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Le général Giraud décide alors Vésuve, opération de libération de la Corse, sans l’appui des alliés occupés ailleurs. En plusieurs voyages maritimes, les forces françaises sont débarquées à Ajaccio entre le 11 et le 17 septembre ; elles comprennent essentiellement le 1er régiment de tirailleurs marocains (colonel Butler),  le bataillon de choc (commandant Gambiez),  un groupement de Tabors (lieutenant-colonel de Latour), des éléments du 4ème régiment de spahis marocains et des unités d’appui (en tout, environ 6.000 hommes).</p>
<div id="attachment_545" style="width: 174px" class="wp-caption alignright"><a title="Carte de la Corse" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/CORSE_800_H.jpg" rel="lightbox[543]"><img class="size-medium wp-image-545 " title="Carte de la Corse" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/CORSE_800_H-171x300.jpg" alt="Carte de la Corse" width="164" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de la Corse</p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p>Le général Martin, commandant l’opération sur place, passe un accord de coopération avec le général italien Magli ; les unités italiennes participeront à certains combats. Il cherche ensuite à couper la route aux unités allemandes en repli mais les Allemands verrouillent les accès à leur itinéraire de retraite longeant la côte Est de l’île. Ils tinrent Bonifacio et Porto-Vecchio jusqu’au 23 septembre puis résistèrent dans la vallée du Golo et sur les passages difficiles qui mènent de Saint-Florent à Bastia à travers une chaîne escarpée d’un millier de mètres : cols de San Stefano, de Teghime et de San Leonardo.</p>
<p style="text-align: justify;">Bastia fut enfin libérée le 4 octobre. Les Allemands avaient eu le temps d’évacuer pendant la nuit.</p>
<div id="attachment_546" style="width: 304px" class="wp-caption alignleft"><a title="Canon russe de 155mm abandonné par les Allemands au col de Teghime" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/CORSE-canon.jpg" rel="lightbox[543]"><img class="size-medium wp-image-546   " title="Canon russe de 155mm abandonné par les Allemands au col de Teghime" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/CORSE-canon-300x241.jpg" alt="Canon russe de 155mm abandonné par les Allemands au col de Teghime" width="294" height="235" /></a><p class="wp-caption-text">Canon russe de 155mm abandonné par les Allemands au col de Teghime</p></div>
<p>Les pertes allemandes sont estimées à 2.000 dont 400 prisonniers ; les résistants eurent 170 tués et 3.000 blessés ;  les troupes régulières eurent 75  tués (dont l’aspirant Michelin, premier officier mort pour la libération de la France) et 240 blessés ; les Italiens perdirent 600 hommes.</p>
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		<title>Les évadés de France 1942/1944 </title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 20:02:23 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Évadés de France]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son  Histoire de la 1ère Armée Française, le Maréchal de Lattre de Tassigny écrit : «  Aux colons, aux Français d’A.F.N. et de Corse, viennent s’adjoindre , par un courant ininterrompu, les évadés de la métropole. Ils sont 20 000 de tous &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1987">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans son  Histoire de la 1ère Armée Française, le Maréchal de Lattre de Tassigny écrit : «  Aux colons, aux Français d’A.F.N. et de Corse, viennent s’adjoindre , par un courant ininterrompu, les évadés de la métropole. Ils sont 20 000 de tous les âges et de toutes les origines qui, laissant leurs familles à la discrétion de l’ennemi et de ses collaborateurs, déjouant les contrôles, franchissant les Pyrénées hostiles, finissent par atteindre l’Afrique, non sans avoir le plus souvent connu de longs mois de misère dans les camps espagnols de concentration. »</p>
<p style="text-align: justify;">L’organe de la Fédération Nationale André-Maginot, «  la Charte » de décembre 2014 présente un dossier « Les évadés de guerre par l’Espagne ». Son auteur   J.C.B. Montagné nous dit : &laquo;&nbsp;… plus de 20 000 Français sont venus volontairement , en prenant d’énormes risques. Deux fois autant de jeunes furent pris par les Allemands avant de rejoindre les Pyrénées. Presque tous ont péri dans les camps nazis .</p>
<p style="text-align: justify;">L’Espagne, affamée par le blocus allié, finira par accepter de les échanger contre des cargaisons de vivres et autres. On disait qu’un prisonnier était échangé contre deux sacs de blé ! « Ainsi deux bateaux firent la navette entre Casablanca et la péninsule ibérique : les navires Gouverneur général Lépine et Sidi Brahim portant marchandises du sud au nord et hommes du nord au sud. » Il faut mentionner l’obstination admirable de Mgr Boyer-Mas, à la délégation de la Croix-Rouge à Madrid pour parvenir à savoir où étaient les prisonniers français.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur 23 000 hommes et femmes qui parvinrent à s’évader par l’Espagne, 19 000 volontaires prirent les armes ; 9 000 Évadés de France perdirent la vie en combattant. Cette minorité de 19 000 hommes motivés mérite de ne pas être oubliée. »</p>
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		<title>Le réarmement de l’Armée française</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 20:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette période de renaissance de l’Armée Française n’est pas souvent évoquée car elle est moins spectaculaire que celle des combats. Pourtant elle impliqua un effort diplomatique, une organisation matérielle, un réarmement moral qui furent la base des succès ultérieurs. A &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=683">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette période de renaissance de l’Armée Française n’est pas souvent évoquée car elle est moins spectaculaire que  celle des combats.  Pourtant elle impliqua un effort diplomatique, une organisation matérielle, un réarmement moral qui furent la base des succès ultérieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’origine, les plans de l’état-major du général Eisenhower prévoyaient que les troupes françaises auraient un rôle de garde du territoire et seraient réarmées avec des matériels périmés, à l’exception d’un corps expéditionnaire de faible volume destiné à représenter la France sur les champs de bataille. Cette position, plutôt technique, visait à limiter les tonnages maritimes nécessaires impliquant la formation de convois protégés ; il ne faut pas oublier que les sous-marins allemands, bien que moins efficaces, continuaient à opérer dans l’Océan Atlantique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il va de soi que cette solution ne satisfaisait pas du tout le général Giraud et ses grands subordonnés.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_686" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a title="ANFA - Giraud, Roosevelt, de Gaulle, Churchill" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/ANFA.jpg" rel="lightbox[683]"><img class="size-medium wp-image-686 " title="ANFA - Giraud, Roosevelt, de Gaulle, Churchill" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/ANFA-300x207.jpg" alt="ANFA - Giraud, Roosevelt, de Gaulle, Churchill" width="300" height="207" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">ANFA &#8211; Giraud, Roosevelt, de Gaulle, Churchill</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est que lors de la conférence d’Anfa (Maroc), en Janvier 1943, qu’il fut convenu, entre le président Roosevelt et le général Giraud, que les forces françaises recevraient, par priorité, l’armement le plus moderne. Les discussions qui s’ensuivirent précisèrent que les livraisons de matériels porteraient sur l’équipement de trois divisions blindées et de huit divisions motorisées ainsi que sur une aviation de première ligne constituée de cinq cents chasseurs, trois cents bombardiers et deux cents avions de transport.</p>
<p style="text-align: justify;">Une mission française dirigée par le général Béthouart fut envoyée aux États-Unis pour assurer la coordination entre autorités américaines et autorités françaises. L’organisation matérielle fut gigantesque ; elle portait sur la planification des convois, leur réception par les unités dans les ports d’Afrique du Nord les plus voisins de leur lieu de stationnement, le déchargement des navires, la mise en condition des matériels et leur évacuation rapide  pour éviter les risques de raids aériens ennemis.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_689" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a title="Chasseurs de chars en instance de réception" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Chars-35-tonnes2.jpg" rel="lightbox[683]"><img class="size-thumbnail wp-image-689 " title="Chasseurs de chars en instance de réception" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Chars-35-tonnes2-150x150.jpg" alt="Chasseurs de chars en instance de réception" width="150" height="150" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Chasseurs de chars en instance de réception</dd>
</dl>
</div>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_687" class="wp-caption alignright" style="width: 160px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Les-Quais2.jpg" rel="lightbox[683]"><img class="size-thumbnail wp-image-687 " title="Déballage et réception de matériels " src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Les-Quais2-150x150.jpg" alt="Déballage et réception de matériels" width="150" height="150" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Déballage et réception de matériels </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Les cadences de livraison subirent quelques vicissitudes en raison de l’importance des tonnages nécessaires (mille cinq cents tonnes  lors d’un premier convoi, huit cent mille tonnes au total). Courant août 1943, la première tranche réalisée permettait d’armer le Corps Expéditionnaire Français en Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">A matériels modernes, il fallait des servants compétents, des échelons de réparation à la hauteur et des chefs pour animer tout cela. Or, l’Afrique du Nord constituait un réservoir de combattants de base important mais ne disposait pas de suffisamment de techniciens et de cadres; il fallut donc organiser, de manière centralisée comme dans les unités, cours de mise à niveau ou stages. Pour alimenter la base du corps des officiers, l’école d’élèves aspirants de Cherchell fut créée ; elle donna  cinq mille cent cinq officiers à la France dont dix pour cent donnèrent leur vie.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_688" style="width: 518px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-688 " title="Exercice de débarquement" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Entrainement2.jpg" alt="Exercice de débarquement" width="508" height="800" /><p class="wp-caption-text">Exercice de débarquement</p></div>
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		<title>Le Corps Expéditionnaire Français en Italie (CEFI)</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 19:14:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>

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		<description><![CDATA[En Tunisie, les Français ont souvent combattu avec des moyens réduits et la décision finale n’est intervenue qu’après le renforcement des unités américaines. En Italie, au contraire, nous allons voir les forces françaises réarmées mener le jeu et, après l’échec &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=1215">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En Tunisie, les Français ont souvent combattu avec des moyens réduits et la décision finale n’est intervenue qu’après le renforcement des unités américaines. En Italie, au contraire, nous allons voir les forces françaises réarmées mener le jeu et, après l’échec de plusieurs actions frontales menées par nos alliés, rompre le front ennemi par la manœuvre, en combinant le sens tactique avec, cette fois, la puissance du matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir conquis la Sicile, les anglo-américains, sous commandement du général anglais Alexander, effectuèrent un difficile débarquement à Salerne, le 9 septembre 1943 ; ils prirent Naples le 1er octobre mais se trouvèrent rapidement bloqués par les forces du Maréchal Kesselring qui disposait, dans son Groupe d’Armées, de vingt-cinq divisions aguerries ; en effet, pour l’Allemagne, l’attaque de l’Italie était le début de l’attaque de la forteresse Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Maréchal Kesselring fit réaliser trois lignes successives de défense couvrant Rome puis Florence puis la plaine du Pô.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1220" class="wp-caption aligncenter" style="width: 305px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a title="Les lignes de défense allemandes " href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Carte-Italie2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1220  " title="Les lignes de défense allemandes " src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Carte-Italie2-295x300.jpg" alt="Les lignes de défense allemandes " width="295" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Cliquez sur la carte pour l&rsquo;agrandir</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">La première, celle où se déroulèrent les plus violents combats, était la ligne Gustav située dans la partie la plus montagneuse de l’Italie du sud. Dans la zone qui intéresse les combats des unités françaises elle suivait le cours du Rapido et du Garigliano ; elle était doublée par la ligne Hitler qui coupait la vallée du Liri et la route de Rome entre le Cairo (1649 mètres) et les monts Aurunci (1535 mètres au plus haut sommet). Ces deux lignes étaient complétées par deux lignes secondaires dominant la vallée du Liri : Dora et Orangers.</p>
<div id="attachment_1471" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/Italie-Hiver-43-44-2e-DIM2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1471 " title="Italie-Hiver-43-44-2e-DIM2" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/Italie-Hiver-43-44-2e-DIM2-300x201.jpg" alt="La 2ème DIM monte en ligne" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">La 2ème DIM monte en ligne - Cliquez sur la photo pour l&#39;agrandir</p></div>
<p style="text-align: justify;">La 2ème Division d’Infanterie Marocaine (2ème DIM) du général Dody et le 4ème Groupement de Tabors (Lt colonel Siulard) furent les premières unités françaises à monter en ligne en novembre 1943. La division relève la 34ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DIUS</a>. Elle participe à la première offensive frontale des alliés et enlève le Pantano (1160 mètres), par le 5ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">RTM</a> du colonel Joppe, le 1er décembre et la Mainarde (1027 mètres), par le 8ème RTM du colonel Molle le 27 décembre. Elle est à pied d’œuvre pour attaquer les derniers massifs qui couvrent le Rapido : Costa San Pietro (1450 mètres) et Mona Casale (1395 mètres).</p>
<p style="text-align: justify;">En cette fin d’année 1943, une violente tempête de neige s’abat sur le secteur ; les hommes sont à peine protégés dans leurs abris sommaires mais le moral tient bon, soutenu par l’arrivée de la 3ème Division d’Infanterie Algérienne (3ème DIA) du général Monsabert</p>
<p style="text-align: justify;">Le 3 janvier 1944, le général Juin prend, à l’aile droite de la 5ème Armée US du général Clark le commandement du secteur du 6ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">CAUS</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Une seconde offensive frontale, menée du 12 au 16 janvier permet à la 2ème DIM de conquérir la Costa San Pietro, par le 8ème RTM et le 5ème Tabor, et à la 3ème DIA de prendre le Mona Casale (1395 mètres), par le 7ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">RTA</a> du colonel Chapuis et le Mona Aquafondata (1325 mètres), par le 3ème RTA du Colonel de Linares. Le 17 janvier les unités françaises bordent le Rapido devant la ligne Gustav.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1244" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Les-positions-allemandes-au-dela-du-Rapido2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1244 " title="Croquis des positions allemandes à l'ouest du Rapido" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Les-positions-allemandes-au-dela-du-Rapido2-300x144.jpg" alt="Croquis des positions allemandes à l'ouest du Rapido" width="300" height="144" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Croquis des positions allemandes à l&rsquo;ouest du Rapido &#8211; Cliquez sur la photo pour l&rsquo;agrandir</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Il est d’usage d’englober les quatre offensives qui suivront sous le nom de la bataille de Cassino.</p>
<div id="attachment_1239" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/la_boue2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1239 " title="Janvier 1944 : la boue entrave la circulation" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/la_boue2-300x231.jpg" alt="Janvier 1944 : la boue entrave la circulation" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Janvier 1944 : la boue entrave la circulation - Cliquez sur la photo pour l&#39;agrandir</p></div>
<p>La <span style="text-decoration: underline;">première offensive de Cassino</span> (21 au 23 janvier) conduit à un échec ; les Américains de la 36ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DIUS </a>n’ont pas pu forcer l’entrée de la vallée du Liri, cloués au sol par les tirs ajustés des deux positions allemandes du Mont Cassin et du Mont Majo. Les Alliés décident alors d’un débarquement de contournement à Anzio.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La seconde offensive de Cassino</span> (25 au 31 janvier) est passée dans l’histoire sous le nom de « bataille du Belvédère » ; pourtant l’action des Français n’était que secondaire puisqu’elle consistait à attirer les réserves ennemies en vue de soulager l’action principale américaine sur le mont Cassin.</p>
<p style="text-align: justify;">La 3ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DIA</a>, couverte face au nord-ouest par la 2ème DIM, doit prendre pied au nord de Cassino sur le Belvédère et le Colle Abate voisin, montagnes relativement basses (721 et 915 mètres).</p>
<p style="text-align: justify;">Emportant vivres et munitions pour plusieurs jours, deux bataillons du 4ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">RTT</a> , le 3ème du chef de bataillon Gandoet et le 2ème du chef de bataillon Berne traversent, de nuit, le Rapido puis bondissent à l’assaut de la falaise, font taire les blockhaus ennemis en jetant des grenades dans les embrasures et grimpent ainsi, de rochers en rochers, jusqu’au rebord du plateau. Les deux bataillons de tête atteignent l’objectif. Mais le général Von Senger, qui commande le 14ème corps blindé allemand a pris conscience de la brèche effectuée dans la ligne Gustav qui peut permettre de tourner les positions du Cairo par Terelle ou Belmonte ; il ordonne plusieurs contre-attaques repoussées avec une farouche énergie. Le 26 au soir, le 4ème RTT est encerclé ; le colonel Roux, commandant le régiment est tué, deux chefs de bataillons blessés, onze capitaines tués ; le régiment sera dégagé et relevé le 4 février, ayant perdu les deux tiers de l’effectif engagé.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1226" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Carte-offensives-du-CEFI2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1226 " title="Les  actions de rupture du CEFI durant l'hiver 1943/44 et au printemps 1944" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Carte-offensives-du-CEFI2-300x292.jpg" alt="Les actions de rupture du CEFI durant l'hiver 1943/44 et au printemps 1944" width="300" height="292" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Les actions de rupture du CEFI durant l&rsquo;hiver 1943/44 et au printemps 1944 &#8211; Cliquez sur la carte pour l&rsquo;agrandir</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Le général Juin a vainement préconisé au commandement allié de profiter de cette brèche dans la ligne Gustav pour tenter un débordement par la dépression d’Atina.</p>
<div id="attachment_1225" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-1225 " title="Insigne du CEFI" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Insigne-du-CEFI21-300x256.jpg" alt="Insigne du CEFI" width="300" height="256" /><p class="wp-caption-text">Insigne du CEFI</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La troisième offensive de Cassino</span> (10 février au 25 mars) est conduite par la 8ème Armée britannique ; elle est précédée par l’inutile destruction du monastère du mont Cassin ; les parachutistes allemands qui n’occupaient pas le monastère prennent position dans les ruines et repoussent les assauts des troupes indiennes et néo-zélandaises. Pour ce qui concerne les Français, les unités sont au repos et se reconstituent ; elles voient arriver deux nouvelles divisions : la 4ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DMM</a> du général Sevez et la 1ère <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DMI</a> (ex 1ère <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DFL</a>) du général Brosset ainsi que des unités de réserve générale et des groupements de Tabors du général Guillaume.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CEFI est au complet en mai 1944 (112 000 hommes), prêt pour de nouveaux succès.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La quatrième offensive de Cassino</span> (11 mai au 22 mai) est passée dans l’histoire sous le nom de bataille du Garigliano, sans doute parce que sa base de départ fut la tête de pont située dans la boucle du Garigliano entre le Liri et le golfe de Gaète. La force de persuasion du général Juin et les exploits des français pendant l’hiver arrivent à convaincre le général Alexander, auparavant sceptique, et le général Clark, plus acquis, de déborder largement les puissantes défenses allemandes de la vallée du Liri par la montagne et plus exactement par les monts Arunci, moins fortifiés, pour atteindre Pico et se rabattre vers le nord pour déborder les défenses adverses. Cette manœuvre implique un changement complet du dispositif allié , un transfert du CEFI dans la tête de pont et la mise en place d’importants moyens logistiques : 170 000 rations de vivres – 35 000 rations d’orge pour les 400 mulets – 57 000 galons d’essence – 2 000 tonnes de munitions. De 500 à 1 000 camions par nuit assurent cette mise en place du 27 avril au 5 mai.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 11 mai, dans l’après- midi, le général Juin diffuse son célèbre ordre du jour : « <em>Combattants français de l’armée d’Italie, une grande bataille, dont le sort peut hâter la victoire définitive et la libération de notre Patrie, s’engage aujourd’hui. La lutte sera générale, implacable, et poursuivie avec la dernière énergie. Appelés à l’honneur d’y porter nos couleurs, vous vaincrez, comme vous avez déjà vaincu, en pensant à la France martyre qui vous attend et vous regarde.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Le 11 mai, à 23 heures, le feu de plus de 2 000 canons de tous calibres embrase la nuit noire de Cassino à la Méditerranée. Pour bénéficier de l’effet de surprise, il n’y a pas eu de préparation initiale ; dans les premiers fracas de notre artillerie les tirailleurs se lancent à l’assaut en entonnant la Chahada, à la fois pour se donner du courage et pour recommander leur âme à Dieu car ils savent qu’ils peuvent mourir mais ils suivent leurs chefs qui les entrainent.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la nuit, leur chemin est dantesque ; l’artillerie allemande se déclenche, puis les mortiers, il y a ensuite le piège des champs de mines et pour terminer les armes automatiques qui viennent éclaircir encore leurs rangs ; à peine un objectif atteint, une contre-attaque ennemie arrive. Pourtant, le 12 mai au matin, le 8éme <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">RTM </a>du colonel Molle (2ème DIM) et le 1er bataillon du 6ème RTM (4ème DMM) ont pris le Faito (623 mètres) et s’y cramponnent mais les pertes sont énormes. Dans la soirée, le 4ème RTT du colonel Guillebaud (3ème DIA), servi par la poussée du 2ème CAUS au sud, entre dans Castelforte. Ailleurs, l’avance est bloquée ; néanmoins, le général Juin, qui s’est rendu sur place, décide de reprendre l’effort.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1231" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a title="Attaque de chars dur Castelforte" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Castelforte2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1231 " title="Attaque de chars sur Castelforte" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Castelforte2-300x220.jpg" alt="Attaque de chars sur Castelforte" width="300" height="220" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Attaque de chars sur Castelforte &#8211; Cliquez sur la phoro pour l&rsquo;agrandir</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Le 13 mai, le Feuci est pris par le 2ème bataillon du 5éme RTM du Colonel Joppe (2ème DIM) qui se porte ensuite sur le Majo (940 mètres) abandonné par les Allemands et Castelforte est prise par le 4ème RTT (3ème DIA) qui débouche sur son axe d’exploitation. Le 14 mai, cette exploitation est menée par la 3ème DIA et le corps de montagne (4ème <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DMM</a> et Goums).</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1232" class="wp-caption alignright" style="width: 242px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a title="Transport de blessé sur cacolet" href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Muler-+-Cacolet2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1232 " title="Transport de blessé sur cacolet" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Muler-+-Cacolet2-232x300.jpg" alt="Transport de blessé sur cacolet" width="232" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Transport de blessé sur cacolet &#8211; Cliquez sur la photo pour l&rsquo;agrandir</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Le 15, la 3ème DIA, appuyée par les chars, est devant Ausonia et le corps de montagne aborde le Petrella (1535 mètres). Le 17 mai,, le verrou d’Esperia est forcé ainsi que la ligne Dora. Le 18 mai, le contact est pris sur la ligne Hitler par la 1ère DMI et la 3ème DIA. Le 20 mai, la ligne Hitler est forcée. Sur le papier, tout cela parait facile, mais il faut imaginer les difficultés rencontrées par ces unités menant marches et combats successifs, de crête en crête, avec des problèmes de ravitaillement et d’évacuation des blessés souvent avec l’aide des mulets.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 21 mai au matin, huit jours après le déclenchement de l’offensive, le CEFI a franchi complètement le massif des monts Aurunci ; il est prêt à déboucher sur les arrières allemands. Le 22 mai, Pico est à nous ; le commandement allemand, affolé, retire des fronts anglais et américains tout ce qu’il peut retirer, notamment la 26éme Panzer division qu’il lance dans la région de Pico. La 3ème DIA subira pendant plusieurs jours les actions de chars les plus violentes de la campagne. Le 25 mai, l’avant-garde du 2ème CAUS fait jonction avec celle du 6ème CAUS d’Anzio dans les marais Pontins. Il n’y a plus de tête de pont d’Anzio.</p>
<div id="attachment_1233" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Motorisee-ennemie-detruite2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1233 " title="Débris d'une unité motorisée allemande prise à partie par notre artillerie" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Motorisee-ennemie-detruite2-300x224.jpg" alt="Débris d'une unité motorisée allemande prise à partie par notre artillerie" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Débris d&#39;une unité motorisée allemande prise à partie par notre artillerie - Cliquez sur la photo pour l&#39;agrandir</p></div>
<p style="text-align: justify;">La marche sur Rome est une succession d’actions retardatrices des unités allemandes profondément désorganisées mais non détruites ; elles ont subi des pertes importantes en hommes (25 000 prisonniers) et en matériel (les Français ont pris l’artillerie de deux divisions) ; l’action de l’aviation alliée, beaucoup plus efficace sur ces colonnes en retraite qu’elle ne l’a été lors de la rupture ne cesse d’accroître ces pertes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les premiers jours de juin, la 3ème DIA marche sur Palestrina et Tivoli, défendue par les parachutistes de la division Hermann Goering et atteint le Tamerone dont les ponts ont sauté. Un pont est lancé. La 2ème brigade (colonel Garbay) de la 1ère <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">DMI</a> traverse alors la rivière et le 5ème Bataillon de Marche entre dans Tivoli, à une trentaine de kilomètres de Rome, le 6 juin, jour du débarquement en Normandie. Les Français reçoivent alors l’ordre de stopper, l’entrée dans Rome, déclarée ville ouverte par les Allemands, étant réservée, en priorité, aux Américains et aux Britanniques… Nos troupes sont tout de même admises au grand défilé du 7 juin.</p>
<div id="attachment_1234" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Rome-Colisee-defile2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1234 " title="Défilé à Rome - Au fond : le Colisée" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Rome-Colisee-defile2-300x233.jpg" alt="Défilé à Rome - Au fond : le Colisée" width="300" height="233" /></a><p class="wp-caption-text">Défilé à Rome - Au fond : le Colisée - Cliquez sur la photo pour l&#39;agrandir</p></div>
<div id="attachment_1236" style="width: 244px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Rome-Saint-Louis-des-francais21.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1236 " title="Dans l'église Saint Louis des Français, à Rome, les unités du CEFI ont apposé des plaques pou honorer leurs morts; voici celle de la 3ème DIA" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Rome-Saint-Louis-des-francais21-234x300.jpg" alt="Dans l'église Saint Louis des Français," width="234" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dans l&#39;église Saint Louis des Français, à Rome, les unités du CEFI ont apposé des plaques pour honorer leurs morts; voici celle de la 3e DIA - Cliquez sur la photo pour l&#39;agrandir</p></div>
<p>La marche sur Sienne commence après quelques jours de repos dans la région de Rome. Le CEFI reçoit la mission de poursuivre les unités de la 14ème armée allemande dans le cadre de la 5ème armée américaine mais dans une zone d’action étroite d’une trentaine de kilomètres. Deux divisions seulement sont mises en ligne le 10 juin, formant un corps de poursuite aux ordres du général Larminat, à gauche la 3ème DIA, à droite la 1ère DMI. La marche est jalonnée de combats retardateurs avec des coups d’arrêt souvent extrêmement durs : La Rotta, Radicofani, Amiata, rivière d’Orcia où les Allemands sont en train d’établir la ligne Frieda. La 1ère DMI, première division à quitter le CEFI pour participer au débarquement de Provence, est alors relevée par la 2éme DIM ; elle a perdu en Italie seize pour cent de son effectif. Dans la nuit du 26 au 27 juin, les Allemands abandonnent la ligne Frieda. La 3ème DIA fonce alors vers Sienne, nouveaux coups d’arrêt : Casciano, col de Rosia ; Sienne est à huit kilomètres. Le 2 juillet, la 3ème DIA se trouve aucontact d’une solide position défensive couvrant Sienne en arc de cercle.</p>
<div id="attachment_1238" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/sienne2.jpg" rel="lightbox[1215]"><img class="size-medium wp-image-1238" title="Les premiers éléments du 4ème RTT pénètrent dans Sienne" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/sienne2-300x213.jpg" alt="Les premiers éléments du 4ème RTT pénètrent dans Sienne" width="300" height="213" /></a><p class="wp-caption-text">Les premiers éléments du 4ème RTT pénètrent dans Sienne - Cliquez sur la photo pour l&#39;agrandir</p></div>
<p>Le 3 juillet, après avoir déclaré Sienne « ville hôpital », les Allemands l’évacuent ; les premiers éléments du 4ème RTT y pénètrent. Le 4  juillet, dans Sienne, première grande ville libérée par les seules troupes française une prise d’arme a lieu sur la Piazza Del Campo ; la 3ème DIA et un détachement de goumiers défilent devant le général Juin ; c’est l’adieu de cette division au CEFI puisqu’elle doit, à son tour, rejoindre la zone de regroupement pour l’embarquement vers la Provence. Elle aura laissé, comme toutes les divisions du corps expéditionnaire beaucoup des siens sur cette terre italienne. A titre d’exemple, au premier bataillon du 4ème RTT du chef de bataillon Cerutti, depuis janvier, les pertes atteignent cent-cinquante pour cent de l’effectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Sienne, il reste aux alliés à atteindre Florence puis à franchir l’Arno pour aborder la ligne gothique que les Allemands renforcent en hâte au nord de la ville. Au CEFI, seules la 2ème DIM et la 4ème DMM restent en ligne ; les combats livrés par ces deux divisions sont très durs et leur coûtent des pertes analogues à celles subies dans la bataille du Garigliano. C’est une succession de durs accrochages : massif du Mont Maggio, San Giminiano, Castelfiorentino. Depuis le 21 juillet, la relève de la 4ème DMM par les Britanniques se poursuit ; cette division a perdu, depuis Sienne,1 360 tués et blessés. La 2ème DiM stoppe à vingt- cinq kilomètres de Florence et se laisse dépasser ; première arrivée en Italie, elle sera la dernière à rejoindre sa zone d’embarquement pour la Provence ; elle aura perdu huit mille hommes en sept mois et demi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CEFI n’existe plus. Il aura payé ses victoires de plus de seize mille hommes. Dans les régiments d’infanterie, les pertes pour six mois de combats dépassent en pourcentage celles de deux ou trois années de la première guerre mondiale. Trois cimetières rappellent sur la terre italienne ces sacrifices : celui de Miano, faubourg de Naples (1 849 tombes), celui de Venafro, dans la vallée du Volturno proche de Cassino (3 376 tombes) et celui de Rome à la sortie nord de la ville (1 822 tombes).</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1237" class="wp-caption aligncenter" style="width: 420px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-1237" title="Nécropole de Venafro" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/venafro04.jpg" alt="Nécropole de Venafro" width="410" height="274" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Nécropole de Venafro</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Les généraux Alexander et Clark ont manifesté au général Juin, quittant son commandement, toute leur sympathie et leur admiration pour les résultats obtenus par les forces françaises. Avec la magnifique résistance de la 1ère Brigade Française Libre du général Koenig à Bir Hakeim les victoires du CEFI ont largement contribué à relever le prestige de l’armée française aux yeux de nos alliés.</p>
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		<title>Conquête de l’Ile d’Elbe</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 19:13:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 17 et 18 juin 1944, des éléments de l&#8217;armée française vont accomplir un nouveau fait d&#8217;armes : la prise de l&#8217;île d&#8217;Elbe, après les prouesses de C.E.F.I. (Corps Expéditionnaire Français en Italie) sous les ordres du Général Juin. Ce &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=979">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les 17 et 18 juin 1944, des éléments de l&rsquo;armée française vont accomplir un nouveau fait d&rsquo;armes : la prise de l&rsquo;île d&rsquo;Elbe, après les prouesses de C.E.F.I. (Corps Expéditionnaire Français en Italie) sous les ordres du Général Juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut en fait une répétition du débarquement de Provence sur une côte similaire de falaises abruptes et de petites criques rocheuses sans accès routier vers l&rsquo;intérieur. La marine et l&rsquo;aviation n&rsquo;ayant pas garanti la destruction des principaux obstacles et batteries, les chocs et les commandos ont montré ce qui était possible à la contre-batterie à moyens humains en triomphant de ces obstacles pour surprendre et détruire les batteries côtières et désorienter le commandement ennemi.</p>
<p style="text-align: justify;">La garnison est de l&rsquo;ordre de 3 000 hommes commandés par l&rsquo;énergique général Gall. Il a fait exécuter des travaux de défense puissants d&rsquo;une redoutable efficacité compte tenu du relief et six batteries de 155 sur les points propices aux débarquements, mais un peu moins à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;ile.</p>
<p style="text-align: justify;">Les abords maritimes de l&rsquo;île étant défendus par d&rsquo;importants champs de mines, il sera obligatoire de pénétrer par le couloir utilisé par les navires allemands pour atteindre le port de Marina dicampo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le général Henry Martin, le contre-amiral anglais Troubridge et le colonel aviateur américain Darcy furent chargés de la préparation de la “Force 255” qui était composée de troupes exclusivement françaises pour l&rsquo;armée de Terre, d&rsquo;unités pour la Marine principalement britanniques renforcées d&rsquo;unités françaises, de groupes alliés pour l&rsquo;Air, dont deux groupes de chasse français.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fut admis au début que l&rsquo;A.F.H.Q. (Allied Forces Headquarters = Quartier Général des Forces Alliées en Méditerranée) aurait le commandement  de cette Force 255. Mais le général de Lattre en obtint la responsabilité, selon le voeu du président du C.F.L.N. (Comité Français de Libération National à Alger).</p>
<p style="text-align: justify;">Le Bataillon de Choc du lieutenant-colonel Gambiez accepta la mission de débarquer ses hommes en pleine nuit, trois heures avant l&rsquo;attaque pour réduire au silence les principales batteries. On pourra alors espérer une tête de pont où débarquera la majeure partie de nos forces terrestres : des éléments de la 9ème Division d&rsquo;Infanterie Coloniale  du général Magnan, le deuxième Groupement de Tabors Marocains du colonel de Latour et le Groupe des Commandos d&rsquo;Afrique du lieutenant-colonel Bouvet soit une masse de 12 000 hommes et  600 véhicules.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 16 juin, vers 23 heures, les 220 navires alliés approchent de l&rsquo;objectif vers  le canal de Marina di Campo. A minuit, les “chocs”embarquent à bord des L.C.A. (Version anglaise du L.C.V.P. américain : Landing Craft Véhicule Personnel. Peut embarquer 36 hommes équipés ou un véhicule de 3000 kg ou 4000 kg de frêt).</p>
<p style="text-align: justify;">Ils débarquent en six points, la surprise est complète et les “chocs” vont réussir magnifiquement et à peu près complètement à détruire les batteries. Ils se répandent dans l&rsquo;île, attaquent les postes isolés, les convois, incendient les dépôts, causent un désordre qui désoriente le commandement allemand. A quatre heures, une immense lueur illumine la baie de Marina di Campo avec un énorme grondement de tonnerre : les bâtiments d&rsquo;appui feu avec leurs 4 000 tubes viennent d&rsquo;expédier une énorme salve de roquettes.</p>
<div id="attachment_1047" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Marina-di-Campo.jpg" rel="lightbox[979]"><img class="size-medium wp-image-1047 " title="Débarquement à Marina di Campo, un LCI a été touché" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Marina-di-Campo-300x224.jpg" alt="Débarquement à Marina di Campo, un LCI a été touché" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Débarquement à Marina di Campo, un LCI a été touché (Cliquez sur l&#39;image pour l&#39;agrandir)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les Allemands répliquent aussitôt, avec un déluge de feu. Deux L.C.A. sont en flammes, puis deux L.C.I. sur les cinq de la troisème vague. Les Sénégalais ont réussi à débarquer mais resteront plus de cinq heures accrochés à une étroite bande de sable : un enfer. Ils progressent toutefois à l&rsquo;aide de bangalores (explosifs au bout de perches ) et de cisailles, se frayant un passage dans les barbelés mais les champs de mines créent des pertes sanglantes. L&rsquo;homme de tête de chaque colonne déroule une tresse blanche jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il tombe, il est remplacé par le suivant jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il s&rsquo;écroule à son tour: le passage est assuré par ces sacrifices, à “coup d&rsquo;hommes.”</p>
<p style="text-align: justify;">A l&rsquo;est de la baie, les commandos d&rsquo;Afrique (équivalents des “chocs”) ont parfaitement réussi à débarquer et s&rsquo;emparent dès l&rsquo;aube du Mont Tombone. Dans la matinée, Marina di campo est prise, le colonel Chrétien , commandant le Régiment de Tirailleurs Sénégalais, ayant réussi à débarquer, malgré les récifs, avec le 4ème Régiment Colonial et les Tabors. A 16 heures, nous sommes maîtres du pourtour montagneux de la baie de Marina di Campo. Les troupes françaises atteignent la côte nord dans la soirée et occupent toute la partie ouest de l&rsquo;ile, assurant pratiquement la victoire, grâce à la guérilla généralisée et à une diversion navale devant Porto-Ferraio.</p>
<div id="attachment_1048" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Conquete-de-l-ile-d-Elbe.jpg" rel="lightbox[979]"><img class="size-medium wp-image-1048" title="Conquête de l'ile d'Elbe" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Conquete-de-l-ile-d-Elbe-300x184.jpg" alt="Conquête de l'ile d'Elbe" width="300" height="184" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur la carte pour l&#39;agrandir</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le 18 juin, la progression reprend avec l&rsquo;aide de l&rsquo;aviation et de l&rsquo;artillerie. La Compagnie Kuntz du 4° R.T.S. s&rsquo;empare dès 5 heures du matin de la villa Napoléon et inscrit sur le livre d&rsquo;Or : « La France ! ».  La capitale de l&rsquo;ile, Porto Ferraio, est prise à 14 heures. Au centre le 902° bataillon allemand « Festung » défend durement les abords du Mont Puccio qui sont tournés par les tabors, les chocs et les commandos qui progressent le long de la côte sud jusqu&rsquo;à la citadelle de Porto Longone sur la côte est, dont les 300 hommes de la garnison se rendront le 19.</p>
<p style="text-align: justify;">La conquête de l&rsquo;ile est pratiquement acquise le 18 au soir. Le Général Gall parvient à s&rsquo;échapper en embarquant à bord d&rsquo;un sous-marin.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Opération « Brassard » est la première victoire de l&rsquo;Armée « B », future « Première Armée Française », victoire chaudement disputée. Les troupes françaises ont tué ou blessé plusieurs centaines d&rsquo;Allemands, fait 1995  prisonniers et pris un important matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces durs combat, nos pertes ont été de 7% des effectifs, soit 201 tués dont 20 officiers,51 disparus et 635 blessés. Le journal quotidien de l&rsquo;armée américaine Stars and Stripes écrira dans son numéro du 24 juin : « <em>La marine alliée estime que l&rsquo;invasion de l&rsquo;île d&rsquo;Elbe a été le plus dur de tous les débarquements en Méditerranée.</em> »</p>
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		<title>Paris libéré par la 2ème D.B. le 23 août 1944</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 18:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant le débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment se fait-il que les 14 500 hommes formant cette fameuse division -la 2ème D.B.- aient réussi à lui donner ce renom démesuré et mythique, cette place, cette reconnaissance dans la mémoire de la France ? C&#8217;est d&#8217;abord l’œuvre de son &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=290">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comment se fait-il que les 14 500 hommes formant cette fameuse division -la 2ème <a title="Division blindée" href="http://">D.B.</a>- aient réussi à lui donner ce  renom démesuré et mythique, cette place, cette reconnaissance dans la mémoire de la France ?</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est d&rsquo;abord l’œuvre de son glorieux chef le Général Leclerc, lequel, bien avant les combats de France, s&rsquo;était rendu célèbre en Afrique où avec des moyens disparates, des effectifs sommaires, un armement des plus réduits, il avait formé des colonnes franchissant des distances incroyables dans le désert, capable de prendre Koufra aux Italiens, avec un seul canon, de s&rsquo;imposer au Fezzan, puis rejoignant la 8ème Armée de Montgomery et participant à la victoire de Tunisie. La camaraderie de ses valeureux soldats était exceptionnelle ; ils avaient avec leur chef fait le serment de Koufra :  &laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;arrêterons pas  le combat avant de voir flotter nos trois couleurs sur la cathédrale de Strasbourg&nbsp;&raquo;. Ils ont  combattu pendant quatre ans derrière le Général de Gaulle.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors du réarmement par les Américains au Maroc, Leclerc aurait voulu conserver le nom de sa division « 2ème division française libre » mais on transigea pour « 2ème division blindée » appartenant à l&rsquo;Armée « B ». Son but fut alors de faire transporter sa division en Angleterre afin de débarquer dans le nord de la France et le général de Gaulle était bien d&rsquo;accord pour que des soldats français libèrent Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commandant suprême Eisenhower en accepta l&rsquo;idée. L&rsquo;entraînement alla bon train en Grande Bretagne où Leclerc se lia d&rsquo;amitié avec George Patton, ce qui lui valut d&rsquo;embarquer le 30 juillet au lieu du 20 août prévu, comme division de la 3ème Armée. Il participera dès le 9 août aux combats de la Poche de Falaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le 19 août, Paris était en plein soulèvement, mais les plans alliés étaient de contourner Paris au nord et au sud, préférant transporter en priorité carburant et munitions plutôt que les 4 000 tonnes de ravitaillement nécessaires aux Parisiens. Le 21 août, de Gaulle demande à Eisenhower de lancer Leclerc sur Paris. Par chance, le gouverneur militaire allemand de Paris le Général Choltitz ne désirait pas attacher son nom à la destruction de Paris envisagée par Hitler, conforté dans cette idée par le Consul Général de Suède Raoul Nordling dont le rôle fut essentiel.</p>
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<dl id="attachment_1060" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/barricade2.jpg" rel="lightbox[290]"><img class="size-medium wp-image-1060" title="Barricade improvisée sur un pont de Paris" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/barricade2-300x225.jpg" alt="Barricade improvisée sur un pont de Paris" width="300" height="225" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Barricade improvisée sur un pont de Paris (Cliquez pour agrandir l&rsquo;image)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Le 21 août, Leclerc décide de passer à l&rsquo;action. Il donne au Lieutenant-Colonel de Guillebon l&rsquo;ordre de constituer un petit détachement de 150 hommes avec dix automitrailleuses et dix chars, avec mission de foncer sur Paris. Il prit un Piper-Cub (avion de reconnaissance et de liaison) pour aller au quartier-général du général Hodges et dans l&rsquo;après-midi du 22, le général Bradley vint lui annoncer qu&rsquo;Eisenhower avait (enfin) décidé d&rsquo;engager la 2ème DB pour libérer Paris.</p>
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<dl id="attachment_1062" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/liberation_paris.jpg" rel="lightbox[290]"><img class="size-medium wp-image-1062" title="Un officier prisonnier agite une étoffe blanche pour faire cesser le feu par ses compatriotes" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/liberation_paris-300x219.jpg" alt="Un officier prisonnier agite une étoffe blanche pour faire cesser le feu par ses compatriotes" width="300" height="219" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Un officier prisonnier agite une étoffe blanche pour faire cesser le feu par ses compatriotes (Cliquez pour agrandir l&rsquo;image)</dd>
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</div>
<p style="text-align: justify;">Le général Choltitz disposait de 5 000 hommes, d&rsquo;une cinquantaine de canons, d&rsquo;une compagnie de chars et de 60 avions au Bourget, mais la résistance allemande fut sporadique. Choltitz signa la capitulation  le 25. Le général de Gaulle arriva dans l&rsquo;après midi du même jour et après avoir rencontré Leclerc alla s&rsquo;installer au Ministère de la Guerre, puis rendit visite à l&rsquo;Hôtel de Ville. Enfin ce fut la descente triomphale des Champs Elysées le 26 avec Koenig et Leclerc, dans l&rsquo;enthousiasme d&rsquo;une innombrable foule.</p>
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<p style="text-align: justify;">La population parisienne a eu 1 483 tués et 3 467 blessés, les Allemands 2 788 tués et 4 911 blessés, et la 2ème <a title="Division blindée" href="http://">DB</a> 130 tués et 319 blessés à Paris, mais l&rsquo;avance sur la capitale a coûté 71 tués, 225 blessés, 35 chars, 6 canons automoteurs dans de durs combats à Longjumeau, Massis, Wissous et au carrefour de la Croix-de-Berny.</p>
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