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	<title>Rhin et Danube &#187; Koenig</title>
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	<description>L&#039;extraordinaire épopée de la Première Armée Française</description>
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		<title>Général Pierre Koenig</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 11:45:59 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Biographies]]></category>
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		<description><![CDATA[Marie-Pierre Koenig est né le 10 octobre 1898 à Caen dans une famille de souche alsacienne. Son père était facteur d&#8217;orgue. Il fait ses études dans sa ville natale au collège Sainte-Marie puis au lycée Malherbe. Il s&#8217;engage en 1917 &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=247">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_321" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-321" title="Général Koenig" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/334-195x300.jpg" alt="Général Koenig" width="195" height="300" /><p class="wp-caption-text">Général Koenig</p></div>
<p style="text-align: justify;">Marie-Pierre Koenig est né le 10 octobre 1898 à Caen dans une famille de souche alsacienne. Son père était facteur d&rsquo;orgue. Il fait ses études dans sa ville natale au collège Sainte-Marie puis au lycée Malherbe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;engage en 1917 et est versé au 36ème régiment d&rsquo;infanterie. Il est promu aspirant en février 1918, après avoir suivi les cours de l&rsquo;école d&rsquo;aspirants d&rsquo;Issoudun. Il rejoint son unité au front en avril; en mai, participe à la bataille des Flandres, puis à celle du Matz en juin-juillet et de l&rsquo;Oise en août-septembre 1918. Il est promu sous-lieutenant en septembre 1918 après une citation et la médaille militaire. Il décide de rester dans l&rsquo;armée après les combats de l&rsquo;Ailette en octobre 1918.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sert en Silésie de 1919 à 1922 au 15ème Bataillon de chasseurs alpins, puis dans les Alpes de 1922 à 1923 avec le grade de lieutenant. Il est officier de renseignement des troupes d&rsquo;occupation en Allemagne jusqu&rsquo;en 1929 à l&rsquo;état-major des 40ème et 43ème Divisions d&rsquo;Infanterie. Il prend part aux opérations de pacification du Maroc de 1931 à 1934 en tant que Capitaine commandant de compagnie au 4ème Régiment Étranger. Il est affecté à l&rsquo;état-major du Général Catroux au Maroc où il participe à des opérations dans le désert jusqu&rsquo;en 1939.</p>
<p style="text-align: justify;">Après quelques mois au 2ème Régiment de Tirailleurs Marocains, il prend part à l&rsquo;expédition de Norvège à l&rsquo;état-major du général Audet, commandant le Corps expéditionnaire français. Il sera de retour en Bretagne le 16 juin 1940, il s&rsquo;embarque pour l&rsquo;Angleterre où il arrivera le 21. Il se met aux ordres du général de Gaulle et obtiendra le ralliement à la France Libre du 2e bataillon de la Légion. Promu chef de bataillon, il sera prépondérant dans le ralliement du Gabon en novembre 1940, et prendra part aux opérations d&rsquo;Erythrée et du Levant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le général Koenig, commandant les Français Libres, sera le héros de la bataille de Bir Hakeim du 27 mai au 11 juin 1942 : il s&rsquo;agira de la première grande victoire de la France Libre qui consacrera le renouveau de l&rsquo;Armée Française, confirmé par les victoires de Juin en Tunisie et en Italie, la prise par de Lattre de Toulon et Marseille, la libération de Paris et Strasbourg par Leclerc. L&rsquo;action de ces grands soldats permit à la France son retour parmi les grandes nations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le glorieux fait-d&rsquo;armes de Koenig à Bir Hakeim a fait écrire au Général de Gaulle de ses plus belles pages dans ses Mémoires (Pléiade, Pages 255-259) :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Dans sa justice, le Dieu des batailles allait offrir aux soldats de la France Libre un grand combat et une grande gloire. Le 27 mai, Rommel prend l&rsquo;offensive. Bir Hakeim est attaqué&#8230; Tandis qu&rsquo;autour du polygone de seize kilomètres carrés tenu par Koenig et ses hommes se joue le drame de Bir Hakeim, moi-même, à Londres, je mesure quelles conséquences dépendent de ce qui se passe là-bas. Si ces 5 500 combattants, portant chacun sa peine et son espoir, volontairement venus de France, d&rsquo;Afrique, du Levant, du Pacifique, rassemblés là où ils sont à travers tant de difficultés, subissent un sombre revers, notre cause sera bien compromise. Au contraire, si en ce moment, sur ce terrain, ils réussissent quelque éclatant fait-d&rsquo;armes, alors l&rsquo;avenir est à nous ! (&#8230;)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le général Rommel dirige contre nos troupes une division de l&rsquo;Afrika Korps. Pour la première fois depuis juin 1940, le contact est largement pris entre Français et Allemands (&#8230;)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Très vite le front s&rsquo;établit en vue d&rsquo;une bataille. Aux deux parlementaires ennemis qui demandent qu&rsquo;on veuille bien se rendre, Koenig fait dire qu&rsquo;il n&rsquo;est pas venu pour cela. Cependant, les jours suivants voient l&rsquo;adversaire resserrer son étreinte. Des batteries de lourds calibres (…) ouvrent sur les nôtres un feu qui va s&rsquo;intensifiant. Trois, quatre, cinq fois par jour, les Stukas et les Junkers les bombardent par escadre d&rsquo;une centaine d&rsquo;appareils. A Bir Hakeim, on voit baisser les stocks de munitions, diminuer les rations de vivres, réduire les distributions d&rsquo;eau. Le 3 juin, le général Rommel, leur adresse la sommation, écrite de sa main, d&rsquo;avoir à déposer les armes, sous peine d&rsquo;être anéantis (&#8230;) C&rsquo;est notre artillerie qui répond. Mais, en même temps, dans de nombreux pays, l&rsquo;attention du public s&rsquo;éveille. Les Français de Bir Hakeim intéressent de plus en plus les gazettes parlées et imprimées. Le 7 juin, l&rsquo;investissement de Bir Kakeim est complet. La 90e division allemande et la division italienne “Trieste”, appuyées par une vingtaine de batteries et par des centaines de chars sont prêtes à donner l&rsquo;assaut. ”Tenez six jours de plus !” avait prescrit à Koenig le commandement allié au soir du 1er juin. Les six jours ont passé. “Tenez encore quarante-huit heures !”, demande le général Ritchie. Le 8, se déclenchent de puissantes attaques (&#8230;) et (les Allemands)  tentent, mais en vain, d&rsquo;enlever tel ou tel secteur de nos lignes. Nos hommes ne reçoivent plus que deux litres d&rsquo;eau par 24 heures, ce qui, sous un pareil climat est cruellement insuffisant. Il faut pourtant, tenir encore (&#8230;) La résistance de Koenig revêt maintenant une importance capitale.</em></p>
<p><em style="text-align: justify;">“Défense héroïque des français !” &#8211; “ Magnifique fait-d&rsquo;armes !” -”Les Allemands battus devant Bir Kakeim !”,  annoncent les trompettes de l&rsquo;information. Pour le monde tout entier, le canon de Bir Hakeim annonce le début du redressement de la France.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Mais ce qui, désormais, me hante c&rsquo;est le salut des défenseurs. J&rsquo;ai grand besoin, pour la suite, de ces centaines d&rsquo;excellents officiers et sous-officiers, de ces milliers de très bons soldats. Leur exploit étant acquis, ils doivent, maintenant, en accomplir un autre, se frayer la route à travers les assaillants et les champs de mines, rejoindre le gros des forces alliées.. Je télégraphie au commandant de la première division légère: “Général Koenig, sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes son orgueil !” Le 10 juin,  Ritchie a prescrit à Koenig de gagner une position nouvelle s&rsquo;il en trouve la possibilité (&#8230;) (la nuit suivante); tout le monde, évidemment, s&rsquo;attend à ce que leur résistance soit submergée d&rsquo;un moment à l&rsquo;autre. Mais voici que dans la soirée, le général Sir Alan Brooke, (chef d&rsquo;état-major impérial) m&rsquo;envoie dire : “Le général Koenig et une grande partie de ses troupes sont parvenus à El Gobi hors de l&rsquo;atteinte de l&rsquo;ennemi.&nbsp;&raquo; Je remercie le messager, le congédie,  ferme la porte. Je suis seul. Oh ! Cœur battant d&rsquo;émotion, sanglots d&rsquo;orgueil, larmes de joie!&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Des 5 500 hommes que la 1ère division légère comptait avant Bir Hakeim, Koenig, après quatorze jours de combat, en ramenait près de 4 000 valides. Le 12 juin, le général Auchinleck publia, en l&rsquo;honneur de la 1ère division légère, un magnifique communiqué : “Les Nations Unies, déclarait-il, se doivent d&rsquo;être remplies d&rsquo;admiration et de reconnaissance, à l&rsquo;égard de ces troupes françaises et de leur vaillant général.</em>”</p>
<p style="text-align: justify;">Le 12 juillet 1942, Churchill déclarait, devant la Chambre des Communes : &laquo;&nbsp;<em>Les Forces Françaises Libres résistèrent avec la plus grande bravoure à Bir Hakeim. En arrêtant pendant quinze jours l&rsquo;avance allemande, elles permirent de gagner du temps, le temps d&rsquo;amener des troupes de Palestine et de couvrir l&rsquo;Egypte</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p>Et Hitler dira : &laquo;&nbsp;<em>La bataille de Bir-Hakeim est bien une nouvelle preuve de la thèse que j&rsquo;ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats d&rsquo;Europe.</em>&nbsp;&raquo; (source: Archives militaires allemandes de Fribourg-en-Brisgau)</p>
<div><span style="font-size: 16px; text-align: justify;">Le général Koenig commandera les Français Libres lors de la seconde bataille d&rsquo;El Alamein, où le génie tactique du général Montgomery arrêtera définitivement l&rsquo;avance de l&rsquo;Afrika Korps et contraindra Rommel au recul vers la Tunisie où il perdra la bataille d&rsquo;Afrique du Nord.</span></div>
<p style="text-align: justify;">En 1944, Koenig sera général en chef des F.F.I. (Forces françaises de l&rsquo;intérieur) dont Eisenhower dira qu&rsquo;elles ont joué le rôle de deux divisions. Il sera gouverneur militaire de Paris dès le 21 août 1944, promu général de corps d&rsquo;armée en juin. De juillet 1945 à septembre 1949, il sera gouverneur militaire de la Zone française en Allemagne. Il sera élu député du Bas-Rhin de 1951 à 1958 (RPF). Ministre de la Défense Nationale du 19 juin au 14 août 1954, puis du 23 février au 6 octobre 1955.</p>
<p style="text-align: justify;">Décédé le 2 septembre 1970, il sera élevé à titre posthume à la dignité de Maréchal de France le 16 juin 1984.</p>
<p style="text-align: justify;">Il était Grand Croix de la Légion d&rsquo;Honneur, Compagnon de la Libération, Distinguised Service Order (G.B.), Médaille d&rsquo;Or du Congrès (U.S.A.)&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La promotion de Saint-Cyr 1970-1971 l&rsquo;a choisi comme parrain.</p>
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