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	<title>Rhin et Danube &#187; Les opérations de Provence</title>
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	<description>L&#039;extraordinaire épopée de la Première Armée Française</description>
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		<title>Le débarquement de Provence – 15 août 1944</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 23:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Les opérations de Provence]]></category>

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		<description><![CDATA[Déclaration de Winston CHURCHILL à la Chambre des Communes au lendemain du débarquement de Provence: « Quelle chose magnifique que d&#8217;être aujourd&#8217;hui français, avoir 20 ans et son pays à reconquérir ! » Rares sont les instants d’une vie où le cœur &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=502">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Déclaration de Winston CHURCHILL à la Chambre des Communes au lendemain du débarquement de Provence: « <em>Quelle chose magnifique que d&rsquo;être aujourd&rsquo;hui français, avoir 20 ans et son pays à reconquérir</em> ! »</strong></p>
<p>Rares sont les instants d’une vie où le cœur est pris d’une émotion intense et où chacun se sent, à part entière, membre d’une communauté chargée d’une mission historique et sacrée. Le 15 août 1944, chacun des 250 000 soldats de l’Armée « B », future Première Armée Française, posant le pied sur le sol chéri de la France, après deux ans d’intense préparation, fut pris à la gorge d’une émotion extrême car, avec une mentalité de vainqueur, il venait rendre à la Patrie sa liberté. Cette Armée était issue, principalement, de l’Armée d’Afrique basée en Afrique du Nord, entraînée et réarmée avec l’aide américaine dès le début de 1943. Très diverse mais unie dans la fraternité des armes, elle rassemblait plus de 100 000 français ou européens d’Afrique et de Corse, des métropolitains évadés, de nombreux soldats autochtones du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, d’Afrique Noire et de l’outre-mer français. Après le débarquement, ils seront rejoints par 150 000 jeunes pleins d’ardeur qui venaient de subir, en France, quatre années de tyrannie ; ce fut l’amalgame, opération menée par le général de Lattre pour incorporer les jeunes héros des maquis à son armée. Ensemble, ces 400 000 soldats contribuèrent à renforcer, aux yeux des alliés, l’autorité politique du gouvernement du général de GAULLE et la place retrouvée de son armée au niveau mondial.</p>
<p>Le débarquement de Provence <em>« Dragoon »</em> fut la dernière opération importante des alliés sur le théâtre méditerranéen. Elle fut montée par le 6<sup>èm </sup>GROUPE D’ARMEES US ( Lt Général DEVERS) comprenant la 7<sup>ème </sup>ARMEE US (Général PATCH commandant les opérations de débarquement): 3<sup>ème</sup> , 36<sup>ème</sup> et 45<sup>ème </sup>DIUS venant d’Italie et l’ARMEE <sup>« </sup>B <sup>»</sup> future Première Armée Française (Général de LATTRE de TASSIGNY). Les unités françaises viennent</p>
<div id="attachment_2088" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/Embarquement-en-Italie.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-2088" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/Embarquement-en-Italie-300x176.jpg" alt="Embarquement d’unités dans un port Italien." width="300" height="176" /></a><p class="wp-caption-text">Embarquement d’unités dans un port Italien.</p></div>
<p>d’Italie (1<sup>ère </sup>DFL, 3<sup>ème</sup> DIA, 2<sup>ème </sup>DIM, 4<sup>ème </sup>DMM, 1<sup>er </sup>et 2<sup>ème </sup>GTM), de Corse (9<sup>ème </sup>DIC, 3<sup>ème </sup>GTM, Bataillon de choc, Commandos d’Afrique), d’Afrique du Nord (1<sup>ère </sup> et 5<sup>ème </sup>DB, unités de réserve générale). Le point de débarquement le plus à l’ouest fut Cavalaire (hors de portée des canons de 340 ennemis de Saint-Mandrier) et s’étendit sur 70 km à l’est, jusqu’à la plage d’Agay.</p>
<p>Le 10 août, la <em>Naval Western Task Force 88 </em>composée de 1370 navires de commerce appuyée par 880 navires de guerre dont 34 français appareille ; en tête les LCI (<em>Landing Craft Infantry) </em>et les LST (<em>Landing Ships Tanks)</em> puis le personnel et le matériel de la seconde vague embarqués sur des navires classiques. L’amiral HEWITT trompera l’ennemi en dirigeant son armada vers Gênes ; à l’aube du 15 août, servi par une brume légère interdisant les reconnaissances aériennes, il fit effectuer un virage à 120 degrés vers les plages de débarquement assignées en Provence. Un soutien aérien couvre le débarquement par 2000 avions venant des porte-avions mais surtout de Corse où 14 aérodromes ont été aménagés.</p>
<p><em>« L’héroïsme et la fougue manifestés par nos troupes tant à l’île d’Elbe qu’en Italie ne faisaient que traduire leur impatience de voir enfin arriver l’heure où commencerait la Libération de la France » </em>Général de LATTRE</p>
<p>Les opérations peuvent être décomposées en trois phases :</p>
<p><strong>Première phase :</strong></p>
<p>Dans la nuit du jour J-1 au jour J (15 août) les 5 000 parachutistes anglais et américains de la 1<sup>ère</sup> Airborne Task Force du Général FREDERICK sont largués dans la région du Muy afin d’interdire la venue de renforts allemands vers la côte.</p>
<div id="attachment_1069" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Commandos2.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-1069" title="A l'aube, les commandos abordent la côte en vue d'atteindre les batteries à détruire." src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Commandos2-300x300.jpg" alt="A l'aube, les commandos abordent la côte en vue d'atteindre les batteries à détruire." width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">A l&rsquo;aube, les commandos abordent la côte en vue d&rsquo;atteindre les batteries à détruire. (Cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir)</p></div>
<p>Sur les plages de débarquement, symboliquement, le premier assaut fut livré au Cap Nègre par les français des Commandos d’Afrique articulés en trois groupes. Le premier est le groupe naval d’assaut des fusiliers marins<em> « Rosie »</em> commandés par le Capitaine de Corvette MARCHE dont le commando va se faire massacrer dans un champ de mines. Le second, <em>« Roméo » </em>du Colonel BOUVET, réussira à s’emparer des batteries du Cap Nègre. Le troisième,<em> « Sitka »</em> du 1<sup>er </sup>Spécial Force, neutralisera devant Hyères les batteries des îles de Port Cros et du Levant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Deuxième Phase :</strong></p>
<p>Le jour J (15 août) à l’aube, 1 000 avions larguent 800 tonnes de bombes sur les défenses des plages ; ensuite, la flotte tire 16 000 obus depuis ses 400 canons et les bateaux-fusées lancent 30 000 projectiles.</p>
<p><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/Débarquement-en-Provence.jpg" rel="lightbox[502]"><img class=" size-medium wp-image-2089 alignleft" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/Débarquement-en-Provence-300x230.jpg" alt="" width="300" height="230" /></a></p>
<p>Les unités américaines et françaises aguerries en Tunisie et en Italie, la 7<sup>ème</sup>Armée US du général PATCH renforcée par le CCI du général SUDRE débarquent sur trois plages ; La 3<sup>ème</sup> DIUS du général O DANIEL et le CCI SUDRE sur la première <em>« Alpha » </em>en face de Cavalaire, Pampelonne et Ramatuelle ; La 45<sup>ème </sup>DIUS du général EAGLES sur la seconde<em> « Delta » </em>en face de Sainte-Maxime et La Nartelle ; la 36<sup>ème</sup> DIUS du général DAHLQUIST sur la troisième<em> « Camel ». </em>La mission était de créer une tête de pont de 25 km de profondeur afin de rejoindre les parachutistes. L’élan est irrésistible, 94 000 hommes et 1 100 véhicules sont mis à terre ce jour-là.</p>
<p><strong>Troisième phase :</strong></p>
<div id="attachment_1096" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Debqt-dun-LCI2.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-1096" title="Une compagnie d'infanterie débarque d'un LCI" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Debqt-dun-LCI2-300x215.jpg" alt="Une compagnie d'infanterie débarque d'un LCI" width="300" height="215" /></a><p class="wp-caption-text">Une compagnie d&rsquo;infanterie débarque d&rsquo;un LCI (Cliquez pour agrandir la photo)</p></div>
<p>Le 16, à 19 heures, le premier échelon de l’Armée « B » débarque : la 1<sup>ère</sup> DFL, la 3<sup>ème </sup>DIA, le Combat Command n° 2 de la 1<sup>ère</sup> DB, le 2<sup>ème</sup> Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance, les 7<sup>ème </sup>et 8<sup>ème </sup>Régiments de Chasseurs de Chars, deux groupes d’Artillerie lourde et des éléments du Train et des Transmissions soit 37 000 hommes et 5 860 véhicules. Le 17 voit débarquer la 9<sup>ème </sup>DIC et les Goums ainsi que les premiers éléments de la Base 901. Les unités commencent à pousser en avant vers leurs héroïques prouesses, si bien que la prise de Toulon et celle de Marseille planifiées respectivement pour le 4 et le 23 septembre furent effectives les 26 et 28 août. Le débarquement du reste de l’Armée « B » se termina fin octobre.</p>
<div id="attachment_2090" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/La-victoire-de-Provence-e1478556026635.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-2090" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/La-victoire-de-Provence-e1478556026635-300x207.jpg" alt="La victoire de Provence" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">La victoire de Provence</p></div>
<h2>La participation de la Marine Française au débarquement de Provence</h2>
<p>Ce sont 2 120 bâtiments au total qui ont pris part au débarquement de Provence, dont 250 vaisseaux de guerre, 600 grands transports et 1270 péniches de débarquement.</p>
<p><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Pavillon-de-beaupré.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="alignleft" title="Pavillon de beaupré" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Pavillon-de-beaupré-300x238.jpg" alt="pavillon" width="300" height="238" /></a>Les vaisseaux français constituent, pour la première fois depuis 1940, une force importante de 34 unités, placée sous les ordres du contre-amiral Lemonnier.<br />
Cette force se composait de :</p>
<ul>
<li>Croiseurs : Lorraine, Montcalm, Gloire, Georges Leygues, Émile Bertin, Duguay Trouin, Jeanne d&rsquo;Arc.</li>
</ul>
<div id="attachment_1645" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Croiseur-Montcalm1.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-1645" title="Croiseur Montcalm" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/Croiseur-Montcalm1-300x157.jpg" alt="" width="300" height="157" /></a><p class="wp-caption-text">Le croiseur Montcalm (Cliquez pour agrandir la photo)</p></div>
<p>Croiseurs légers : Le Terrible, Le Fantasque, Le Malin,</p>
<ul>
<li>Torpilleurs : Le Fortuné, Forbin, Tempête, Simoun, Alcyon.</li>
<li>Destroyers d&rsquo;escorte : Marocain, Tunisien, Hova, Algérien, Somali</li>
<li>Avisos : Commandant Dominé, La Moqueuse, La Gracieuse, Commandant Bory, Commandant Delage, La Boudeuse.</li>
<li>Pétroliers : Elom, Le Mékong, Var.</li>
<li>Transports de munitions : Quercy, Barfleur,</li>
<li>Divers : Chasseur 95 et 96, YMS 271</li>
</ul>
<p>Au cours de l’action cette force tira environ 2000 obus</p>
<div id="attachment_1637" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/7027435tir-de-la-tourelle-1-de-152-mm-du-montcalm-en-provence-jpg.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-1637 " title="La tourelle 1 de 152 mm du Montcalm tire sur les défenses allemandes " src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/7027435tir-de-la-tourelle-1-de-152-mm-du-montcalm-en-provence-jpg-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">La tourelle 1 de 152 mm du Montcalm tire sur les défenses allemandes (Cliquez pour agrandir la photo)</p></div>
<p>La carte ci-dessous vous montre les différentes zones d&rsquo;attaque des Forces TF 84, 85, 85,87 avec les navires de soutien.</p>
<div>
<div id="attachment_1638" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/photo01.jpg" rel="lightbox[502]"><img class="size-medium wp-image-1638  " title="Présence navale française en Provence le 15 aout 1944" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/2013/06/photo01-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Avec l&rsquo;aimable autorisation de http://www.netmarine.net/g/dossiers/debarqprovence/index.htm (Cliquez pour agrandir la photo)</p></div>
<p>A 8h le 15 août, les troupes américaines du général Truscott débarquent ainsi que les Français du “Combat Command 1” du général Sudre</p>
</div>
<p>Avec les premiers éléments débarqués le 16 août de la Première Armée Française, alors “Armée B”, le général de Lattre attaque sans tarder Toulon, puis Marseille où il remportera deux éclatantes victoires, en avance de quarante jours sur le “planning” de l&rsquo;U.S. Army.</p>
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		<title>De Lattre, citoyen d’honneur de Cogolin</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 22:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Les opérations de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Cogolin]]></category>
		<category><![CDATA[de Lattre de Tassigny]]></category>

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		<description><![CDATA[Anecdote rapportée par de Lattre dans son ouvrage, Histoire de la Première Armée Française, Plon éditeur : &#171;&#160;A Cogolin, je campe mon P.C. au milieu d&#8217;une population qui ne se lasse point de manifester à nos troupes son enthousiasme délirant. &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=505">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Anecdote rapportée par de Lattre dans son ouvrage, <a href="http://www.amazon.fr/Histoire-premi%C3%A8re-fran%C3%A7aise-Lattre-Tassigny/dp/2258007054" target="_blank"><em>Histoire de la Première Armée Française, Plon éditeur</em></a> :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;A Cogolin, je campe mon P.C. au milieu d&rsquo;une population qui ne se lasse point de manifester à nos troupes son enthousiasme délirant. Le maire m&rsquo;entraîne à la maison commune où le Conseil municipal décide, séance tenante, de me nommer citoyen d&rsquo;honneur. Alors se passe une scène charmante à laquelle je ne repense jamais sans un rien d&rsquo;émotion :</em></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><em>- Mon général, me dit le maire, vous serez notre second citoyen d&rsquo;honneur. Un grand Français seul avant vous a reçu ce témoignage de notre affection.<br />
&#8211; Puis-je connaître, monsieur le maire, le nom de mon illustre prédécesseur ?<br />
&#8211; Georges Clémenceau.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sans rien dire, je m&rsquo;approche du registre des délibérations que je dois signer. Et sous mon nom, j&rsquo;ajoute : “Deuxième citoyen d&rsquo;honneur de Cogolin, né dans le même village de Vendée que le premier citoyen d&rsquo;honneur, Georges Clémenceau.”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Déconcerté, le maire se retourne vers un de mes officiers et lui dit sur un ton de reproche : “Pourquoi le général écrit-il des blagues ?”</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&rsquo;eus quelque peine à le convaincre qu&rsquo;effectivement les deux citoyens d&rsquo;honneur de sa cité étaient l&rsquo;un et l&rsquo;autre natifs de Mouilleron-en Pareds (Vendée).&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Avant la prise de TOULON – La décision</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 21:00:12 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Les opérations de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 18 août au soir, la tête de pont après le débarquement est bien établie de Draguignan à Brignoles et Cannes, et jusqu&#8217;au contact des premières défenses de Toulon. 16 000 combattants, 30 chars et 80 canons sont prêts au &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=126">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 août au soir, la tête de pont après le débarquement est bien établie de Draguignan à Brignoles et Cannes, et jusqu&rsquo;au contact des premières défenses de Toulon.</p>
<p>16 000 combattants, 30 chars et 80 canons sont prêts au combat et 8 jours seront nécessaires pour que le premier échelon au complet et le deuxième soient débarqués. Le planning prévoyait l&rsquo;attaque de Toulon avec ces deux échelons. Faut-il les attendre ?</p>
<p>Tel est le dilemme du Général de Lattre.</p>
<p>Soit la prudence qui conduirait au siège de Toulon, avec ses défenses réorganisées,  soit l&rsquo;audace avec le risque de briser l&rsquo;Armée Française dès le départ ! Le Général nous dit : “<em>Comment ne pas espérer un succès avec les troupes que j&rsquo;ai sous mes ordres ? Leur élan, leur jeunesse, leur capacité manœuvrière, déjà magnifiques en Italie et à l&rsquo;Ile d&rsquo;Elbe, sont décuplés par leur contact avec la France. On peut toujours attendre – sauf l&rsquo;attente&#8230; Avant la fin du jour, je me décide. Pour l&rsquo;audace.</em>” (<em><a href="http://www.amazon.fr/Histoire-premi%C3%A8re-fran%C3%A7aise-Lattre-Tassigny/dp/2258007054" target="_blank">Histoire de la Première Armée Française, Plon éditeur</a></em>) Il convoque aussitôt ses généraux Brosset et Monsabert déjà en pointe à l&rsquo;ouest, et informe le Q.G. allié pour accord.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La prise de Toulon</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 20:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[En détail]]></category>
		<category><![CDATA[Les opérations de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Führer avait donné le 21 août l&#8217;ordre impératif de “défendre Toulon et Marseille jusqu&#8217;à la dernière cartouche”. Ce serait une faute importante et une grave erreur de penser que  tous les soldats allemands et tous les auxiliaires n&#8217;acceptent pas &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=128">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Führer avait donné le 21 août l&rsquo;ordre impératif de “défendre Toulon et Marseille jusqu&rsquo;à la dernière cartouche”. Ce serait une faute importante et une grave erreur de penser que  tous les soldats allemands et tous les auxiliaires n&rsquo;acceptent pas ce sacrifice car ils se battent résolument, d&rsquo;où une violence extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1074" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/La-bataille-de-Provence.jpg" rel="lightbox[128]"><img class="size-medium wp-image-1074" title="La bataille de Provence" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/La-bataille-de-Provence-300x259.jpg" alt="La bataille de Provence" width="300" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">(Cliquez pour agrandir la carte)</p></div>
<p>La prise de Toulon se déroulera en trois plans :<br />
&#8211; Le premier sera du 20 au 21 août, l&rsquo;investissement : le groupement Larminat attaquera à l&rsquo;est et de Monsabert tendra un filet au nord et à l&rsquo;ouest<br />
&#8211; Le deuxième, les 22 et 23 août, le démantèlement : à l&rsquo;ouest, avance coriace de la 9ème D.I.C. et de la 1ère D.F.L. Tandis que la 3° D.I.A. et les Chocs avancent de leur côté.<br />
&#8211; Le troisième sera la réduction définitive où s&rsquo;illustrera la 9° D.I.C. et tant d&rsquo;autres. La reddition sans condition sera acceptée par l&rsquo;Amiral Ruhfus le 27 août à 23h45.</p>
<p style="text-align: justify;">Un point d&rsquo;histoire relaté par le Général de Lattre: “ <em>Le 28 août, à 8h du matin, je fais comparaître l&rsquo;amiral Ruhfus et lui donne trois heures pour me fournir le plan détaillé des champs de mines dont la presqu&rsquo;île est infestée. Sans ambages, je le préviens que, passé ce délai, il sera fusillé si, dans ce secteur, un seul de mes hommes saute sur une mine allemande. Trois heures plus tard, j&rsquo;avais les plans. Et pas un seul de mes hommes ne sauta à Saint-Mandrier sur une mine allemande</em>.” (<em><a href="http://www.amazon.fr/Histoire-premi%C3%A8re-fran%C3%A7aise-Lattre-Tassigny/dp/2258007054" target="_blank">Histoire de la Première Armée française, Plon</a></em>)</p>
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		<title>La Prise de Marseille</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 19:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les opérations de Provence]]></category>
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		<description><![CDATA[“A certains moments, la difficulté pour un chef est de faire avancer ses troupes. Mais à d&#8217;autres, elle est de les retenir.” Général de Lattre de Tassigny (Histoire de la 1ère Armée Française). Mais ses généraux savaient à quel moment &#8230; <a href="https://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=369">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">“<em>A certains moments, la difficulté pour un chef est de faire avancer ses troupes. Mais à d&rsquo;autres, elle est de les retenir</em>.” Général de Lattre de Tassigny (<a href="http://www.amazon.fr/Histoire-premi%C3%A8re-fran%C3%A7aise-Lattre-Tassigny/dp/2258007054" target="_blank">Histoire de la 1ère Armée Française)</a>. Mais ses généraux savaient à quel moment l&rsquo;audace devenait témérité, ce qui supposait de parfaits dons de tacticiens.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1077" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Batterie-MARSEILLE2.jpg" rel="lightbox[369]"><img class="size-medium wp-image-1077" title="Batterie d'artillerie allemande conquise" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Batterie-MARSEILLE2-300x202.jpg" alt="Batterie d'artillerie allemande conquise" width="300" height="202" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Batterie d&rsquo;artillerie allemande conquise (Cliquez pour agrandir)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Marseille était une place forte redoutable, un véritable camp, avec un système défensif double. Des verrous puissants contrôlaient les quatre axes routiers qui y rentrent. D&rsquo;autres sont dans la ville même autour des installations du port et de la colline de Notre-Dame de la Garde. La garnison était renforcée par la 244° division d&rsquo;infanterie, des éléments de la Kriegsmarine et des unités en retraite venant de l&rsquo;est, mises à mal par les opérations du débarquement. Elle disposait de 150 à 200 canons du 75 au 220. Et la 11° Panzerdivision remontait à l&rsquo;ouest. Les ordres d&rsquo;Hitler étaient de tenir Marseille jusqu&rsquo;à la dernière cartouche, afin d&rsquo;éviter la création d&rsquo;une base d&rsquo;un intérêt primordial pour les Alliés, tandis que la 19° Armée allemande retraitait vers le nord.</p>
<div id="attachment_1078" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Combats-pour-Marseille2.jpg" rel="lightbox[369]"><img class="size-medium wp-image-1078" title="Combats pour Marseille" src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Combats-pour-Marseille2-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">(Cliquez sur la carte pour l&#39;agrandir)</p></div>
<p>Il fallait en finir avec Toulon avant d&rsquo;envisager une action importante sur Marseille. Mais de Lattre envoya des éclaireurs vers son second objectif. Cette mission remporta un tel succès dans la soirée du 19 août qu&rsquo;il fallut se demander s&rsquo;il fallait profiter de cette occasion favorable. Dès que de Monsabert eut terminé l&rsquo;encerclement de Toulon à l&rsquo;ouest, il reçut l&rsquo;ordre de se porter le 20 vers Aubagne, point clef de la défense allemande à l&rsquo;est. La seconde bataille de Provence est donc déclenchée. Trois éléments vont assurer la victoire: le Combat Command n°1 du général Sudre, le 2° Régimental Combat Team de la 3° D.I.A., le 7° Tirailleurs Algériens (colonel Chappuis) et le général Guillaume avec ses Tabors. La prise d&rsquo;Aubagne demandera deux jours de combats d&rsquo;une extrême violence (au 1er Tabor, deux capitaines sur trois seront tués). “<em>Comment voulez-vous, dira le colonel Westphale fait prisonnier au cours de la bataille, que mes pauvres garçons puissent se mesurer avec vos troupes africaines, manoeuvrières et aguerries ?</em>” Le 1er <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">G.T.M.</a> marche en direction de Septèmes vers la route d&rsquo;Aix-en-Provence à Marseille qu&rsquo;il abordera plein Nord.</p>
<p style="text-align: justify;">Les événements se précipitent le 22 août. L&rsquo;insurrection nationale a éclaté dans la cité. Monsabert pousse vers Marseille le 1er bataillon du 7° R.T.A. et le C.C.1 de Sudre. Lors d&rsquo;une conférence à Gémenos, réunissant de Monsabert, Larminat et Guillaume, de Lattre précise que la pénétration dans Marseille ne devra être effectuée qu&rsquo;avec des moyens suffisants et trace sur la carte une ligne à ne pas dépasser, entre les faubourgs et la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 22 août au soir, la colonne venue d&rsquo;Aubagne atteint le faubourg de Saint-Julien où la population lui fait un accueil délirant, un véritable appel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 23, au lever du jour, le colonel Chappuis n&rsquo;y tient plus, il laisse son avant-garde se faire littéralement aspirer et plonge d&rsquo;un trait vers la cité. A 8h il est au carrefour de la Madeleine où se trouve le boulevard qui conduit à la Canebière. Chappuis est un vieux soldat discipliné, il a atteint la ligne, mais il se rappelle que de Lattre a naguère réclamé qu&rsquo;on ne laisse pas passer l&rsquo;occasion favorable. En lui transmettant les directives de de Lattre, Monsabert a ajouté sur un ton enjoué “Mais si vous en avez l&rsquo;occasion &#8230;” “D&rsquo;ailleurs, Chappuis écrira plus tard, “si le chef vivait la situation présente, il condamnerait l&rsquo;inaction.” A 10h les Algériens et les chars descendent la Canebière vers le vieux port.</p>
<div id="attachment_1079" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Blindes-a-MARSEILLE.jpg" rel="lightbox[369]"><img class="size-medium wp-image-1079" title="Chasseur de chars du 9ème RCA pénétrant dans Marseille." src="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/wp-content/uploads/Blindes-a-MARSEILLE-300x247.jpg" alt="Chasseur de chars du 9ème RCA pénétrant dans Marseille." width="300" height="247" /></a><p class="wp-caption-text">Chasseur de chars du 9ème RCA pénétrant dans Marseille. (Cliquez pour agrandir l&#39;image)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Alors, brusquement, l&rsquo;ennemi se réveille et réagit violemment de tous côtés. De Lattre, dès qu&rsquo;il l&rsquo;apprend, donne l&rsquo;ordre à Monsabert d&rsquo;engager dans Marseille le C.C. Sudre et prélève sur Toulon la 3° D.I.A. qu&rsquo;il transporte d&rsquo;urgence sur Marseille. Pour bien montrer sa détermination, de Monsabert s&rsquo;installe au Q.G. de la 15° Région Militaire, près de la Préfecture, au beau milieu du dispositif ennemi, le jour même de la libération de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commandement allemand, abasourdi par la rapidité de notre pénétration, ne sait que penser de l&rsquo;importance de nos forces. Depuis deux jours, le soulèvement de la population, attaquant les voitures et les patrouilles isolées, a contraint les troupes allemandes à se retirer dans leurs bunkers ce qui facilite grandement nos opérations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Général Schaeffer, chef du secteur fortifié de Marseille, hésite sur son devoir. Il avait engagé des pourparlers avec les <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=136" target="_blank">F.F.I.</a> et le Colonel Chappuis les reprend à son compte. Le général accepte de négocier, avec une suspension d&rsquo;armes, toute relative d&rsquo;ailleurs. L&rsquo;accord ne peut se réaliser, le Français demandant une reddition sans condition et à 19h15 le combat reprend,  la bataille de rues va s&rsquo;engager, en même temps que la réduction des derniers ouvrages de la ceinture extérieure par les Tabors poussant au nord dans la région de Septèmes et de l&rsquo;Estaque et au sud depuis Cassis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 24, les Allemands se sont retranchés avec leurs formidables moyens intacts sur la colline de Notre-Dame de la Garde et les six kilomètres des installations du port. Le 25 août au matin, l&rsquo;attaque démarre. A Notre-Dame les Allemands déclenchent un jet de feu avec douze lance-flammes, trop tôt heureusement. Le premier tank <a href="http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=181" target="_blank">Sherman</a>, Laporte, le Jeanne d&rsquo;Arc explose au pied des marches du sanctuaire. Le second, Jourdan, a une chenille arrachée par une mine: le chef de bord Lolliot, quoique blessé, s&rsquo;extirpe de la carcasse, court à la Basilique et déploie le drapeau tricolore sur la grille avec l&rsquo;aide d&rsquo;un F.F.I. C&rsquo;est après de très durs combats, à 16h que le drapeau flotte sur le dôme de la “Bonne Mère”. L&rsquo;ouvrage installé dans la quartier marseillais du  Roucas-Blanc résistera jusqu&rsquo;au lendemain et la colline sera à nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Les F.F.I. sont répartis entre les groupes de combat et rendent de réels services par leur connaissance des lieux. Petit à petit, l&rsquo;ennemi est acculé à la mer et ne peut fuir car le cercle se referme tout autour. Des combats très meurtriers sont menés autour de positions préparées depuis des années. Mais le 26, l&rsquo;adversaire commence à donner des signes de lassitude. Le 27, à 17h le drapeau blanc est hissé sur le fort Saint-Nicolas. Les forces libérées de Toulon arrivent avec leurs puissants moyens d&rsquo;artillerie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 28 à 7 heures, le général Schaeffer se présente au P.C. de Monsabert et accepte nos conditions: livraison de toutes les armes et de tous les ouvrages, interdiction de toute destruction supplémentaire au port et ailleurs, enlèvement des mines et pièges par les troupes allemandes, reddition de la garnison en unités constituées à partir de 13h. A l&rsquo;heure dite, commence l&rsquo;interminable défilé des prisonniers vers le camp de Sainte-Marthe , les cloches sonnant à toute volée la libération de la deuxième ville de France. Le 29, cérémonie d&rsquo;action de grâces à Notre-Dame de la Garde, puis prise d&rsquo;armes grandiose au Vieux Port, avec une Marseillaise triomphante d&rsquo;une émotion indicible.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis défilé inoubliable des troupes et des F.F.I. ayant assuré la victoire, entre deux haies d&rsquo;une foule innombrable, en délire, hurlant sa joie et son enthousiasme.</p>
<p style="text-align: justify;">De Lattre envoie au général de Gaulle son fameux télégramme : ”<em>Dans le secteur de l&rsquo;Armée B , aujourd&rsquo;hui J+13, il ne reste plus un Allemand qui ne soit mort ou captif.</em>”</p>
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